‹ Les congregations religieuses dans le diocese de Nevers: Congregations de femmesChapitre 9 sur 83 · BÉNÉDICTINES RÉFORMÉES A COSNE · texte numérisé non relu

BÉNÉDICTINES RÉFORMÉES A COSNE

On sait que les évèques d'Auxerre avaient une habitation à Gosne et une maison de campagne à Yillechaud, à cinq kilomètres environ de cette ville, sur la route de Nevers ; on ne doit pas s'étonner si Pierre de Broc, évèque d'Auxerre, avait choisi cette localité pour y établir un couvent de Bénédictines selon la réforme du Val-de-Grâce. Par acte du 2 janvier 1658, il en fit la fondation, avec le droit d'établir la supérieure perpétuelle prise parmi les professes de la maison. Cet acte fut confirmé par lettres-patentes du mois d'avril 1658, enregistrées au Parlement le 5 février 1665.

Le prélat établit pour première supérieure Françoise de La Baume de Gérigni, professe de La Charité, qui avait beaucoup contribué à établir la réforme dans le monastère de Saint-Julien d'Auxerre. Messire Nicolas Golbert, qui occupa le siège d'Auxerre de 1671 à 1676, les fit clore de hautes murailles, et messire de Caylus, un de ses successeurs, leur a donné des constitutions le 31 mai 1750. On ne dit pas en quoi consistaient ces constitutions ; elles devaient sans doute apporter quelques modifications à celles du Val-de-Grâce. Quoi qu'il en soit, les religieuses les acceptèrent le 27 juillet suivant. Elles furent imprimées en 1752 chez Fournier, à Auxerre (1).

En 1790, la prieure était une dame Gacoing, qui avait pour sousprieure sœur Lagogué et pour dépositaire sœur de Saubuse (2). Elles ne tardèrent pas à subir le sort des autres établissements religieux et furent dispersées par la tourmente révolutionnaire.

(1) Notiôe des monastères du diocèse d'Auxerre.

(2) Annuaire de l*époque.

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