LIMITES
Le droit de prier publiquement et de se réunir pour prier est la première conséquence de la liberté des cultes. « Se réunir, c'est vouloir a s'éclairer et penser ensemble; s'associer, c'est a vouloir se concerter, se compter et agir, » disait M. Hervé le 14 décembre 1834 à la tribune de la Chambre des députés. Le droit de s'associer^ non -seulement pour prier, mais pour se livrer à une propagande religieuse, pour créer ou développer certaines œuvres, pour fonder ou propager certaines institutions charitables, ce droit est encore un des éléments et une des conséquences de la liberté des cultes. Et. œ si a un homme croit son salut incompatible avec a les devoirs du monde, avec ses plaisirs, ses « aifaires et ses tumultes^ il peut incontesta- « blement, pourvu qu'il soit quitte envers la <r société des obligations qu'elle lui impose, se a retirer dans une solitude, non pas seul, mais a avec les hommes qui partagent sa croyance^ « et veulent, comme lui, obéir à ses plus rigoua reux préceptes. Ces hommes, ainsi unis par « la même volonté, peuvent, s'ils le préfèrent, a habiter une maison commune, vivre sous la