‹ Les congrégations religieuses devant la loiChapitre 5 sur 39 · LA LIBERTÉ RELIGIEUSE · texte numérisé non relu

LA LIBERTÉ RELIGIEUSE

cr parole de Dieu et la civilisation dans les terres a lointaines ?... La religion catholique demande a des asiles ; qu'ils soient ouverts, le siècle en a a besoin ! »

Et tous ces croyants, tous ces désillusionnés, tous ces blessés du combat de la vie peuvent, non-seulement aspirer à la vie du cloître, mais prétendre que tel ordre religieux répond seul aux aspirations de leur âme. Ils ont le droit de rechercher l'ordre monastique où leur conscience inquiète doit trouver le repos. Ils doivent pouvoir demander indistinctement à l'ordre de Saint-François, ou à l'ordre de Saint- Dominique, ou à l'ordre de Saint-Benoît, de leur ouvrir les portes de leur couvent. Et ces couvents doivent, d'un bout à l'autre de la France, du Nord au Midi, de l'Est à l'Ouest, pouvoir réciter les mêmes prières^ croire aux mêmes vérités et obéir à la même règle.

Voilà les droits que dans l'Etat le plus libre, peut réclamer le citoyen le plus libéral. Voilà les garanties que doit assurer le respect le plus scrupuleux de la liberté de conscience et de la liberté des cultes. Voilà le suTnmum des droits des congrégations religieuses.

En face de ces droits des congrégations, quels sont les droits de l'État? Les droits de TÉtat ne limitent-ils pas ]es droits des congrégations, ne leur font-ils pas obstacle ? Doit-il y avoir un

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