CE DEFI
Le premier désir qu'éprouvait l'autre jour l'honorable Commissaire des Travaux Publics, c'était de relever le défi que lui avait jeté, disait-il, l'ex-trésorier" de comparer avec avantage l'administration actuelle avec celle de ses prédécesseurs."
Et là-dessus l'honorable Commissaire des Travaux Publics entreprend de démolir une fois pour toutes l'administration conservatrice. Ce qui prouve que cette tâche n'a pas été accomplie d'une manière satisfai-sante pour ces honorables Messieurs de la droite, et qu'il y a encore des gens capables de croire que les cabinets de Boucherville, Taillon, Flynn, valaient bien en talent, en honnêteté, en patriotisme, l'administration Marchaiid-Stepheiis-Dutfy.
Je veux suivre M. Dufiy et démontrer combien ses études sont superficielles, injustes ses jugements sur le compte de ses adversaires, suspects les rejiseigiiements que, ministre de la Couronne, il a le triste courage de fournir à la Chambre et à l'électorat.
A«S PKOMESSES
L'honorable Commissaire rappelle d'abord les promesses des conservateurs à l'élection générale de 18l>2.
Or nos promesses étaient catégoriques et nous les avons tenues à la lettre.
Nous promettions une administration honnête, régulière, tout le contraire de ce qu'était l'administration Mercier. Et cette administration nous l'avons donnée, puisque après cinq années de gestion, après avoir pa3^é des millions de l'argent public, avoir terminé presque toutes les grandes lignes de chemins de fer de l'intérieur, complété les grands travaux commencés par M. Mercier, il est encore à trouver celui qui pourra nous accuser d'un seul acte incorrect, d'une seule transaction louche et criminelle aux yeux de la plus stricte probité administrative.
Quant à l'habileté, au talent de gestion que nous avons pu déployer dans la direction des aflaires publiques, nous
n'avions pas la prétention do faire des merveilles comme celles de l'administration actuelle, mais nous voulions faire face aux obligations de la province, sans en créer de nouvelles, tout en maintenant une politique de progrès que les plus acharnés de nos adversaires n'ont pu s'empêcher de reconnaître et même de suivre à l'occasion.