I.ES TAXFÎS
Nous avons taxé il est vrai, et si avec ces taxes et le montant que j'appellerai énorme de nos économies annuelles, nous n'avons pu en 1892-93, 1893-91, 1894-95, 1895-96, les seules années dont nous sommes entièrement responsables, joindre les deux bouts, en comptant ensemble les dépenses ordinaires et les dépenses extraordinaires, c'est que nous n'avions pas taxé suffisamment, qu'il fallait trois quarts de millions de taxes nouvelles, au lieu d'un demi-million, tant les aii'aires de la province avaient été compromises par l'incurie, l'extravagance, et le relâchement de l'administration Mercier-Marchand.
M. HAIX
" Nous devons voir à augmenter notre revenu d'environ $1,000,000 par an, disait M. Hall dans son discours budgétaire du 20 mai 1892. Après avoir fait le long et décourageant inventaire de l'administration Mercier, il ajoutait : Il est complètement inutile de cacher la difficulté qui nous est imposée par nos prédécesseurs. C'est pour nous une question d'existence constitutionnelle."
Tout le monde a entendu l'éloge de M. Hall l'autre jour. Eh ! bien, qu'on accepte son jugement sur l'état désSespéré de nos finances en décembre 1891.
Et certes, si nous avons péché de quelque manière, ça été de ne demander qu'un demi-million à la taxe pour rétablir l'équilibre dans les opérations ordinaires de l'administration et de nous fier à nous-mêmes, à nos eôorts, au bon vouloir de nos amis, pour trouver le reste dans les économies et les retranchements.
L'écart entre les recettes et la dépense, je parle de l'écart normal, consécutif, durant trois années était de $1,500,000, en
moyenne ; or demander seulement $500,000 d'impôts nouveaux et prendre sur nous de réduire la dépense ordinaire d'un million c'était de la présomption, une tâche surhumaine que nous avons entreprise cependant et menée à bonne fia puisque l'écart, en 1892-93 était tombé à $24,828.00 de $1,743,651 qu'il était en 1891-92 ; de $1,444,236, qu'il était en 1890-91 et de SI, 380,509.18 qu'il était en 1889-90.
Il fut en 1893-94 de $230,202.28, en 1994-95 de $162,- 661,66, et 1895-96 de $55,673.61.
Mais dans le cours de ces quatre années nous avons payé aux chapitres des Travaux Publics extraordinaires les sommes suivantes :
Je prends cet item parce qu'il se présente le premier à mon esprit pour démontrer la futilité des récriminations de l'honorable M. Duffy.
Et le département de l'honorable Monsieur a dépensé en 1898-1899 l'énorme somme de ^11,050.11 pour travaux publics extraordinaires. Et avec cela on arrive au surplus microscopique de $15,000 ! !
Imagine-t-on les surplus que nous eussions eus si nous n'eussions pas fait ces grands travaux publics qui étaient de nécessité indispensable.
KACOKE I^'AIJTOKBTK 1>E M. HALI.
'M. Duffy fait dire à M. Hall :
" Sans doute nos promesses se résument à l'établissement d'une administrai ion honnête, économe et patriotique, au rétablissement de notre crédit ef à la condamnation absolue sans réserve de la corruption et de l'extravagance."
Les ministres promettaient d'administrer honnêtement en général, mais ils promettaient particulièrement :