LA DETTE A NOTRE DEPART
J’ouvre les comptes publics de 1897 à la page 16, Etat N°3, je trouve: montant de la dette à racheter, $34,196,.- 654.05, ct emprunts temporaires dont $700,000, contractés | par nos adversaires, au montant de $1,357,213.82, soit dette | totale $35,553,868.10.
Et, quelle est la dette consolidée et la dette flottante repré-
| sentée par les emprunts temporaires et dépôts en 1898 ? Dette consolidée. ..., CS PA AU $34,283,841.53 Emprunts et dépôts........... 1,166,706.46
PORT EE ve $35,450,547.99
En 1899, la dette fondée était de...$35,128,947.72 Emprunts et dépôts. .......... 1,063,018.15
RON NN EL rev $36,191,863.87
M. Duffy pour prouver que son gouvernement a diminué| - la dette consolidée, prétend qu’il faut déduire de cette somme l'augmentation nominale de la dette par suite de la conver- %
sion, soit $915,280.86.
Je n’ai pas d’objection à cela, puisque c’est nous qui avonis M le mérite de la conversion de la dette; donc retranchant ‘4 $915,280.86 nous restons avec $34,213,366.66 de dette con- M
solidée au 1er juillet 1899.
Si de cette dette je déduis le montant de notre actif (CO. P. * P. 14, état 3) $10,025,747.75, nous restons avec une dette & consolidée nette de $24,187,818.71 au premier juillet 1899, ! à l’exclusion de la dette flottante constituée par emprunt et À
dépôts.
De cela il découle que la dette consolidée ou flottante n’a
pas été augmentée d’un sou par les conservateurs: Au con- !
traire, qu’elle était de $85,842,147 en décembre 1891, de $34,196,654.08, en juillet 1897, que les conservateurs l'ont abaissée de $35,842,147 à $84,196,654.08 et que l'honorable M. Duffy, au lieu de prendre ces chiffres ici et là, dans des prévisions budgétaires, dans des discours politiques ou dans des journaux, eut dû se renseigner dans les comptes publics qui ne trompent pas. Il est aux antipodes de la vérité quand il prétend que nous avons augmenté le passif en 5 ans de $3,869,081.01 et la dette consolidée de $9,021,834.07.
La dette totale se trouve avoir été réduite par nous de la.
manière et dans la mesure suivantes :
1° Par autant de subsides périmés de che-
mins de fer en vertu de la 56 Victoria,
GRADE DURE NN U et CO ENST t °$ 2,018,769 22 2° Par rachat à 17.50 cts des seconds 35 cts
de subsides en terre convertis en argent,
—en tout plus de $3,000,000 soit à 50 pour
Cent—-envirOn, . 4,0 ue 0 44 0 0 8 6 ss... 1,500,000 00
Par déduction de l’augmentation de la
© dette par suite de la conversion en à pour
cent de l'emprunt originaire à près de 7
pour cent de MM. Mercier et Shehyn, en
1891, racheté par M. Hall à 4 pour cent
À Paris en 1893 au prix de $4,106,391.52
et converti en 3 pour cent par l’honorable
M. Taillon en 1894 au prix de $5,322; | 976.00, soit:........e.es.sesessesss $1,226,000 00
0 Déduction de l’augmentation de la dette par suite de la conversion............-:. 915,280 86 Là APODRPRE DPR AN ER DA AT N $ 5,659,048 08
Voilà ce que le pays doit à l'administration conservatrice et voilà ce que nous doit ce parti libéral auquel nous avons fait une si belle situation en lui laissant une dette allégie,
s qui est restée la même depuis bientôt trois ans : preuve que - nous ne lui léguions pas d'obligations onéreuses pendant que “c’est par dizaine de millions que l’on nous chargeait les } épaules d'obligations permanentes et par million et demi de } dépenses annuelles qu’on nous demandait de solder la dépense ? ordinaire de l'administration.
CHE LES DEFICITS
La question des déficits a été amplement traitée par l’ho-
| norable M. Atwater, et je n’y reviendrai pas au long.
Seulement il n’est pas un homme qui n’ait regretté la
| conduite injuste de nos adversaires quand ils s'efforcent de
convaincre le public que nous administrions avec un déficit normal de $800,000 à $900,000.
Je me demande quel avantage trouvent ces messieurs pour eux-mêmes, pour le pays à dénaturer les faits, À abaïsser des adversaires loyaux et surtout À déprécier le crédit que le public doit reposer dans nos institutions provinciales. Nous sommes restés au pouvoir cinq ans et demi. Eh! bien, les chiffres officiels sont 1à contrôlés par les mêmes officiers du Département du Trésor : tout le monde peut en prendre connaissance. Pourquoi nos adversaires s’acharnent-ils à nous représenter sous un jour faux ?