DONNE
Avec mille embarras nouveaux surgissant à chaque pa sur notre marche, avec des réclamations innombrables s@ chiffrant dans les.deux millions, que nous n’avons pas toute réglées puisque celle de Dussault est encore là à attendrd l’action de la Chambre, nous sommes arrivés en mettant dansk un compte commun les dépenses extraordinaires et les dépenk ses ordinaires à transformer du tout au tout la face de no comptes publics.
Mais, jetez donc un simple coup d’œil sur l'Etat À du discours de M. Marchand de 1899, (P. 42), et vous ne pourrez vous empêcher de manifester à notre endroit un esprit de justice que nous n’avons pas trouvé, cette fois, chez l’honorable Premier Ministre, dans sa presse, salariée d’ailleurs, pour nous injurier, dans les discours de certains de ces collègues. à
La province de Québec a droit au moins à ce qu’on respecte son beau nom parfois si injurié par le fanatisme ; elle ! a droit à ce qu’on ne la représente pas saus cesse entre les | mains d’administrateurs peu scrupuleux ou ineptes. La province de Québec est notre patrie commune, nous devons tous la respecter dans ses institutions et dans ceux de ces hommes publics qui ont le souci de leurs fonctions.
Or, je dis que nous n’avons pas été traités loyalement quand 8% nous représente comme ayant administré avec une ! dépense ordinaire de $4,907,281.71 contre $3,923,238.70 de ! recettes.
On feint d'ignorer les années précédentes pendant lesquelles nous avons dépensé moins que les ministres actuels, tout en ayant à faire face à des obligations énormes.
Nous aurions pu, M. Hall aurait dû, en face du peu de bonne foi qui accueille notre franchise, faire séparément le compte des dépenses ordinaires, comme au temps de M. Shehyn, et des dépenses extraordinaires.
Nous aurions eu alors des résultats merveilleux, à montrer À nos amis, et avec des Sr et des QUAND, comme ceux de M. Duffy, arriver à des surplus incroyables comme celui qu’il est venu réclamer l’autre jour, sans rire trop démésurément, au montant réel de $746,959.13, pour l’année 1898-1899.
Mais à quoi bon toutes ces manipulations de chiffres pour apprécier le mérite des administrateurs de la chose publique.
n’y a en tout cela qu’une question : la dépense publique dit-elle été contrôlée avec vigilance, économie et probité. M. Dufty peut-il nous contester ces mérites? Non. L’es- Sicrait-il, que les chiffres et les faits l’écraseraient.
| I1 parle de position dificile, de suppression de revenu, que e songe-t-il un peu à notre situation en décembre 1891.