NOTRE SITUATION EN
Nous avons imposé des taxes. Mais ignore-t-on que la dépense annuelle était de $1,500,000, en moyenne, en 1891.
| Ces taxes n’ont guère dépassé $500,000, et le reste nous avons dû le LRAÈ aux économies, aux retranchements. } Et quels ont été les résultats: en comptant les dépenses extraordinaires, même les remboursements des dépots de compagnies de chemins de fer avec les dépenses ordinaires ? : Pour 1889-90 un déficit sous Mercier de $1,880,569.18.
Pour 1892-98, sous les conservateurs, un déficit de $24,- 828.00, soit en notre faveur, $1,855,741.19.
Que M. Duffy nous parle donc déficit maintenant. Que l’on retranche si l’on veut le montant des taxes nouvelles, près de $500,000, nous restons avec des économies et des retranchements au montant de plus de $900,000 sur l’année
1889-90 de M. Mercier.
Pour 1890-91, déficit sous M. Mercier de $1,144,286.06. En 1898-94, déficit sous les conservateurs $230,202.28 ; soit à notre avantage, entre ces deux années, $1,214,034 sur lequel en retranchant les taxes nouvelles de $518,406 nous resterions encore avec $695,628 À notre crédit.
} Enfin, prenant l’année 1891-92 sous M. Mercier le déficit est de $1,742.651 ; en 1893-94 nous avons un déficit de $162,661, et des taxes nouvelles au montant de $487,398.45 pour 1894-95.
. Ce qui nous laisserait un avantage de $1,092,592 sur nos adversaires dans la comparaison de ces deux années.
En 1895-96, notre déficit n’est que de $55,673.61, ce qui est presque une quantité négligeable à côté des déficits colossaux de l'administration Mercier.
M. Duffy at-il bien fait la comparaison entre l’administration Mercier et la nôtre avant de nous reprocher nos déficits, | et peut-il prétendre juger nos quatre années de 1892 à 1896, | par l’année finissant le 1° juillet 1897, alors que nous n’avons eu ni le contrôle de la perception du dernier mois qui est le . meilleur au point de vue du revenu, ni le contrôle des paie- | ments à effectuer et dont on a chargé cette fin d’exercice afin | de décharger l’année suivante pour la glorification du parti libéral.
. Je viens de faire toucher du doigt les économies que nous avons réalisées sur le régime Mercier.
Que M. Duffy, essaie d’en faire autant vis-à-vis de nous ;
| une comparaison impartiale l’écrasera.
Qu'il nous montre les économies de l’honorable Trésorier dans les opérations ordinaires. Il n’en à fait aucune.
En 1898-99, l’année du surplus il dépensait $4,201,023.21, en 1898 nous dépensions $4,190,522,85 ; en 1894, $4,267,746 ; en 1895, $4,195,727.44 ; en 1896, $4,099,707.00.
En 1898-99, l’année glorieuse, le standard du ministère, M. Duffy dépensait $11,000 pour travaux publics extraordinaires, et il se trouvait avoir un surplus !
Or, en 1898, nous avons dépensé, en travaux publics extraordinaires $842,792.90 ; si nous n'avions dépensé que $11,000, nous aurions donc eu un surplus de $831,000 ! En 1894, il y a eu #$390,955.24 de travaux extraordinaires, et nul doute qu’en réduisant cette somme à $11,000, nous avions un dodu surplus de $379,000. En 1895, les travaux publics ne nous ont eoûté que $152,490.01, ce qui, moins les $11,000 de M. Duffy, nous donnait un excédant de $141,000 ! Enfin, en 1896, la dernière année, sous notre contrôle entier, ces travaux ont absorbé $58,485.34, lesquelles, moins $11,000, laissaient un surplus de $47,000 au crédit des conservateurs !
La dernière aunée à propos de laquelle on fait tant de bruit nous a coûté en travaux extraordinaires $176,832.28, que l’on a bien droit de faire valoir contre les $11,000 de M. Duffy en diminution du déficit de $984,000.
Voit-on bien maintenant comment on fabrique des surplus : on se croise les bras et les surplus croissent comme des champignons.
Reste à savoir si le pays s’en portera mieux.
Je pourrais fa're la même comparaison pour la colonisation et l’agriculture, mais cela me mènerait trop loin pour le moment.
Et malgré toutes ces diminutions dans les services essentiels au développement du pays, le gouvernement est resté en dessus de la dépense des conservateurs, durant les quatre années dont ils sont responsables.
Où donc est ce travail sérieux de retranchement et d’économie ? il n’existe nul part, puisqu® les ministres ont dépensé en l’année du surplus plus que nous pendant chacune de ces quatre années.
Qu'on le prenne au point de vue de la dette, de la taxe, de nos déficits, la conduite des conservateurs est irréprochable et il en découle clairement qu’ils ont diminué la dette, qu’ils