‹ Les conservateurs vengés! [microforme]Chapitre 28 sur 28 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

| C’est nous qui avons pris l’admiuistration du pays dans Mine situation désespérée et c’est nous, qui, les travaux publics Merminés et les remboursements de dépôts aux chemins de Mfer du pays, payés, dépôts criminellement accaparés pour entretenir l’orgie du régime Mercier, avons rétabli la dépense ordinaire au chiffre normal de $4,000,000, laissant à nos suc- “cesseurs le soin de l’y maintenir, ce qu’ils ont été incapables Wde faire.

® C’est nous qui ayant pris la dette totale de la province à 2$35,842,147.10 ou plutôt, d’après M. Taillon en tenant compte de tous les subsides de chemins de fer à $38,196,654.08 avons réduite à $34,196,654.08.

C’est nous qui avons relevé le crédit de la province compromis par M. Mercier et avons réussi à vendre nos obligations à prime.

C’est nous qui, après avoir déboursé des millions, pouvons nous dresser en face de nos accusateurs et les défier detrouver k dans toute notre administration un acte reprochable au point

de vue d’une honnête administration.

L Et vous jouissez du fruit de notre travail en frêlons qui n’avez rien fait! Et vous trouvez de l’amertume dans le : miel que vous n’avez pas fabriqué !—Sic vos non vobis.

> Et si encore vos vantardises injustes et déloyales à notre | égard pouvaient vous permettre de dire que vous employez au : bien de la patrie la somme de travail qu’il nous a fallu pour "sortir la province de l’abîme du déshonneur et de la banqueroute où elle était plongé ; si vous aviez le courage de pro-

fiter de la succession prospère, relativement, que nous vous avons léguée pour continuer les œuvres essentielles à l'avenir de cette province, nous nous en réjouirions; pour ma part je vous seconderais de toutes mes forces.

Mais c’est le contraire que vous faites proclamant, malgré tous les faits que je viens d'établir, proclarmant par la bouche de votre Premier que c’est au prix de votre politique mesquine, étroite, pusillanime et aveugle, que les institutions de cette province peuvent être sauvées.

Erreur coupable, qui nous conduit de jour en jour de déchéance en déchéance et qui fait que l’élémeut dominant dans votre sein est celui-là précisément qui voudrait le moins possible que nos Canadiens-français pauvres et délaissés M mer sur leurs terres, qu’ils aïillent en plus petit nom-

e possible défricher la forêt, les aimant aux Etats-Unis

lutôt que dans notre pays ; élément qui reste tout à fait indifférent à la participation des nôtres à ce pain de vie nationale que procure chaque jour la manne de l’instruction.

Et vous parlez d’abolir: les têtes dirigeantes parmi vous ne sont bonnes qu’à cela ; c’est le malheur d’un parti qui fut le parti libéral et qui eut de beaux jours.

. Mais abolissez donc après avoir tout amoindri, tout rapetissé, après nous avoir réduit au rôle d’un conseil municipal. : Abolissez, rapetissez tout ce que vous touchez en attendant

que le peuple prononce votre mane, thecel, pharès et vous abolisse à votre tour.

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