Les conspirateurs en Angleterre
Généralement, les membres des sociétés secrètes s'entourent du plus profond mystère.
Les chefs restent inconnus. Le foyer de leurs agitations factieuses, où Fatroce le dispute au ridicule, sont des cabarets , des tapis-francs, des bouges, quelquefois un bois, une caverne, un gîte mystérieux. Les affiliés à ces initiations infâmes s'y rendent la nuit, armés, déguisés, en s'entourant de toutes les précautions des coupables. Là, ils se lient par de terribles serments d'assassinats et de pillages. Leurs bouches se
souîllent de ljla:5phèïnes ; ils renient leur Dieu,
leg ^lïj g^fpAiigii q^D(^^f^
et ame, ils le jurent^ a dès ciiefs aont ifs acceptent, sans même souvent les connaître, la dictature mternalbii il J, i ^ u. ::.• t A h -A
En Angleterre , et particulièrement à Londres, les sociétés se<tt)lfe9-|Mlèdent autrement. Protégés par une législation incomplète ou mal interprétée, les chëfe ^dës'sîîifëîètés secrètes réfugiés en Angleterre ont pu fonctionner au grand jour. Ils ont pu ouvrir ^des souscriptions, envoyer par toute l'Europe leurs conseils , leur encouragements, leurs programmes, leurs proclamations, leurs libelles, leurs provocations, leilt•s^ïBots d'ordre. -^ - * - ^ ^ ^ r 1
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ga*afe ^tivt*!^ et^ sèhgift^aîfrëï Ée^Éowtirf^v î*^ '
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miser des sociétés secrètes démocralîques et y tufer les souyerains. A Londres, Mazzini joue lo même rôle que no«s lui avons vu jouer autre-fois' eff Siiiîsse. L'Angleterre, en encourageant, et en approuvant, attiserait de ses imprudentes mains le feu qui pourrait la dévorer.
Il est constant pour tout le monde, que les réfugiés étrangers en Angleterre entretiennent, contre le repos de l'Europe, une conspiration permanente, et Ton s'indigne de voir certains Anglais persister dans le système de toléraHce excessive qu'on a maintenu jusqu'ici, malgréles remontrances des alliés. On a éprouvé xme* dottioureuse surprise des débiats parlementaires > qm se sont élevés, il y a quelques années, à c^^j sujetv et>surtôut Ton n a pu se défendre d'uii > seoltment d'inâignatt<Hi en lisant, dans le Mor- ning^Advertiser et autres feuilles de Londres , , qui passent* patwr avoir quelque importance > cette ptopositio», que « le gouvemement cm-^ {ll^iispentiàisHttmspfrer thexltd^ pouivu qu'on ner conspire qm- contre - lès gouvernements étfm^ '
Gés joutitaUK:^ ont' émis là une idée qui priNive, chez lés hommes qui les dirigent, un »
bien singulier oubli du droit des gens, sinon quelque cbose de pis. Des journaux qui en viennent à ce point, ne sont plus qu'une sorte de tribune se vouant aux déclamations de la plus mauvaise démagogie.
Le Comité central européen de Londres, présidé par Mazzini, dirige toutes les sociétés secrètes qui rongent la France, Tltalie, la Suisse et rÂllemagne. Il a un budget, des succursales par toute l'Europe, des journaux, des presses avouées et des presses clandestines. Il ouvre des emprunts pour des millions , et ces emprunts se trouvent couverts. De Londres, il donne le signal des soulèvements, des guerres civiles, des égorgements, du meurtre universel. Il partage TEurope^n plusieurs républiques démocratiques et sociales. Il désigne les citoyens les plus recommandables au poignard de ses sicaires. Il parle aux peuples et aux armées; il lance des proclamations, des manifestes, des
t!éci*ets. Il déclare « vouloir prendre possession de la Société, au nom du prolétariat, pour la pétrir selon sa volonté. » Ses statuts disent encore que «c le but est de faire parvenir le prolétariat à la domination^ d'abroger l'autorité et l'ancienne société civile, et de fonder une nouvelle société sans classe, et sans rapports civils de propriété. »
Il a décîdé que, une fois la France , T Allemagne, ritalie et la Suisse démocratisées, il soulèvera T Angleterre, <c qui devra recevoir une dictature nommée par le prolétariat de toutes les nations. »
Ce comité, composé de Mazzini, Ruge, Darrasz etLedru-RoUin, a encore décidé que m les membres des sociétés' secrètes devaient, dans toute TEurope, organiser des dépôts d'armes et de munitions de guerre ; former sov^-main des tribunaux révolutionnaires , énergiquement composés^ et établir en même temps des listes d'ennemis des peuples, qui, aussitôt après la révolution éclatée, doivent être arrêtés et mis à mort. )>
On ferait un gros volume des projets , discours, statuts, ordonnances, décrets, arrêtés, et autres infamies émanées du comité démocra-
tique de Londres. L* extravagaiiee,^ laj furairr^ Je crimes'y rencontrent avec l'ineptie. Ces démagogies, ces hommes de . rapine, : ne devraient
vcependant avoir conservé. aucune ■. influence 3ur la crédulité publique.
.Ces matamores qui avaient la. prétention de faire trembler tout lemonde, sesont tous làdie* ment sauvés au jour des. combats.
A l'heure des luttes et des dangers, ils.ont
^honteusement pris la fuite. Ils se sont joués de
■ l/enthousiasme des peuples quils n^ ont su que flatter, duper, tromper, aveugler, envoyer; à fe boucherie. C'est en vain quils essayent de se
-réformer, d'agir, de conspirer encore. Les peu-
jples se sont retirés d'eux.
L'Angleterre ne les prend pas au sérieux^ nous
Je savons bien ; mais si elle s'en servait comme d'un instrument , elle devrait prendre ^garde
.que cette machine infernale, dirigée contre les tmneset contre le divin eétholtdsme, n'éclafàt dans sa main coupable 1...
if 3f,
y Ta ttéiétigcfgfe est cbmiûe'la pe^te ; 'fHh aélÈiiinîfkfé'pâr'^ès m^ges, * ^ ^ - '«
Il faut la voira l'œuvre, tf^ ce cri^tte^ti^^^^mi
"'H'ftitfMa torr, BTec sesféâSafàtrfHîlïéife, i^és pàinàès/ — 'hiiéiîx fama^sîs' iî^WFuS^ès *vièeé, de toutes les impuretés, de toutes les em^k^î âë %tîs^ïï^ ItÂ-^reFîs , 'de %rffes ^e§ ittrpîtuate, — ^eîdè ^é¥îeris,.de ^cialistei?;.ae ptwtrtèéë^, de proxéfiêtés, dte iatidit?, ^ ruant sur kï^î^ te Tpî'^st jètthe^e.^orin^efé/puaétir, élegarice ; Wè^lïÈ^éi îfîàépJîémartt, èbtfvrant d^tiâtflïèsJëS images vénérées des saints/ biîéaBt là briE^x^îô 9feu^ 'èi ihartîTiànT sètis lès plfe âé^onlwré^du drapeau rougé^l - ^ "^ ' 1 ' "- ^^^'
^* W%Wla vmr/'lâdérnocrStife, atec^smwife de rage et de mort, ses refrains itnpfes, -^^^ofe^ti^ Iffédëtt^, sômaiit soùs i^ pis teSiidSts^te i$ol, «lê^ëfv^e^Hàgè/llmfehêfeytetlië^ ^^^:
îohiîq jS'Libiu ^w» /; ••;..- ;^:.::: '-.r : .:*i '^ : ires*- é
nage, qui étouffent dans leurs éclats de rire avinés le râle de leurs victimes, ce sont les chefs des sociétés secrètes.
Voilà les meneurs des assassins, — voilà les héros de la démagogie , — cette lèpre vivante qui, à leur signal, couvre lés cités et les campagnes.
L'un des plus sanguinaires de ces hommes et en même temps le plus hypocrite et le plus lâche, c'est Mazzini, — un spéculateur.
Ce bouffon féroce exploite l'idée démocratique au proQt de son égoïsme, avec une impudence inimaginable.
Pour lui, conspirer est une profession, un métier; il y gagne de gros profits.
Aux autres, les coups, la prison, Téchafaud; à lui, l'argent, la réclame.
Il est le chef de ces prétendus patriotes ita^ liefis qui ont répondu par des cris de mort au roi Charles-Albert, leur demandant inutilement de marcher contre l'ennemi qui approchait ; — qui faisaient des barricades pour égorger le roi et, à son défaut, quelques serviteurs fidèles^ plutôt que d'aller affronter le feu des régiments autrichiens ; — qui ont forcé le saint Pie IX à
quitter Rome, et ont proclamé la sanguinaire république dans la ville éternelle.
Cependant, la vérité s'est fait jour, enfin : Mazzini est connu ; il est jugé. Il a pu faire la sédition, mais il était incapable de la dominer et de la conduire.
Il continue néanmoins à chercher à pervertir le monde, à le détacher de la foi catholique.
Il ne faudrait pas qu'un fanatisme protestant, aveuglé par sa haine contre la papauté, encourageât l'auxiliaire de Satan
Il a publié naguère une brochure qu'il osait adresser aux prêtres italiens. On lit dans ce libelle, dont les journaux protestants ont dit ie plus grand bien :
-1- « Prêtres italiens ! mes paroles sont graves; si le salut du monde et de vos croyances vous est cher, écoutez-nous. Nous pourrions , un des vôtres Ta dit, et que ce soit pour vous une preuve de T esprit qui nous anime, nous pourrions vaincre sans vous, mais nous ne le voulons pas!
» L'heure suprême sonnera bientôt ! Les temps bientôt sont mûrs! Malheur aux prêtres, malheur à leur troupeau , s'ils s'obstinent à
éteyer un édifice en ruines !..*. Il ^m ^prépam des temps de discorde et des oemres âe^mn^!^
Puis, le doux apôtre de la fraternité s(H^iaUste qui a dit : — c< Que ropprimé renverse ^*il le peut Toppresseur ; que le victorieux fdute^ux pieds le vaincu et qu'il Vextennine^ » eoùtinue «par les blasphèmes suivants : — « Prêtres italiens I Au nom de'Dieu et pour rhonneur de notre patrie, nous vous demandons :'Et09-vous chrétiens ? Comprenez-vous l'Évangile , regardez-vous la parole de Jésus-Ghrist comme une •lettre morte ou en adorez- vous l'esprit ?
» Entre l'esprit de FÉvangile et la parole des papes, êtes-Yous vraiment, évidemment résolus à opter pour cette dernière, sans examen, sanç appel à votre conscience? Êles-vous croyants ou êles-vous idolâtres?...
» Si quelques -actes isolés ont fait tache à kx cause si fure de la djîmagogie socialiste, les auteurs de réactions cruelles et de résistances insensées doivent seuls en être responsables. Si quelques cris anarchiques, si quelques rêves d'utopie subversive éclatent aujourd'hui dans le sein des populations excitées, ce sont les cris d'hommes désespérés, cent fois .trompés et tra*
^iîr^ 'fôfe mïààtés âè^tearS Justes «ë- ^àtiaéis^pârîMnexofiibfe voftmié â^itié caslfe^ ou d*jufe *cff ; HoBs ces iliiisgcs' SfepfiftjaWaîiAft;-^ "jitmais, vous le savez bîeil, lé jtEKff -efl tertis seiioH^^Vflffà«ïrèuft.^r ^'^ ; ' : ^^^^: / '<• . • • •■«• • • • • •>.'• • •• •(•
» Prêtres! la transformation de lâ^véligMnï et de TÉglise, qui, nous aidant, s'accomplirait dans une évolution pacifique et solennelle, coûtera au monde des lutte» terribleSy et les lanneSy et le sang de milliers de martyrs !
» Dieu descendra sur les multitudes et sur VôTis, rion côrahiê la'fosèe Sur fetoiso!i,'lmaîs Tcomtie' trii fcoVKnon, ^ tèînl dé la ftmdrB^ comme dans îés nues cl^uSitiaï.-» " • >:,t
; îel-eét fëWtigè^craeidëi^Oïttttifegaîi 'tjiî'à la tédelle, de ^t éfitH&mi <fe l'^ÉgKse, qm tJsè s^àlîrësscf aux ptêtîiD^^t pronortîcet le nom de Dtcti.
conspué par tous les hoanêtes gens, comme le plus méprisable des jongleurs et le plus féroce des équarrisseurs de chair humaine, selon la parole de Chateaubriand.
Ah I comment les presses ne craquent-elles pas indignées en gémissant sous de pareilles horreurs?
Ce libelle fut accueilli par le clergé italien avec le plus souverain mépris. Il n'en fut pas de même dans l'hérétique Angleterre.
La haine de réprouvé que les protestants portent au catholicisme explique les sympathies dont les grands maîtres des sociétés secrètes sont l'objet dans ce pays. De concert avec ces conspirateurs, des protestants fanatiques organisent à Londres des manifestations infâmes contre la religion divine. Le protestantisme en Angleterre se déshonore ainsi aux yeux du monde chrétien tout entier. Il vient de donner tout récemment encore l'exemple du scandale le plus infâme, le
plus horrible; et notre cœur, en lisant les odieux détails de ces profanations, s'est soulevé d'indignation. Dans ces processions ignobles, on porte des mannequins représentant les évêques catholiques de la Grande-Bretagne, Sa Sainteté le Pape, saint Pierre et la très-sainte Vierge. Ces processions parcourent les rues et les places publiques, puis les mannequins sont brûlés aux applaudissements d'une vile multitude.
Ces mardis-gras doivent être maudits par toutes les plumes honnétesc^
Rien de plus cynique, rien de plus abominable que ce carnaval sacrilège, qui livre les choses les plus saintes au mépris satanique d'une foule en délire.
C'est Torgie du matérialisme le plus brutal.
Est-ce donc là qu'aboutissent, en dernière analyse, le protestantisme et le libéralisme?... Que les honnêtes gens qui ont le malheur d'être protestants et libéraux de bonne foi réfléchissent I Cela est bien fait pour les faire rompre avec cette double erreur.
Et pendaât 'qpe cfe diosès io ;pàssentr^^ réfugiés de Londres/cbàspfrent eft^s*agïtëri^ 'punémenl. •'"i'" '-^ '- ^^'"^ ^^-^-'z ---^^
Ces hommes sdiit fe$;ëfinëmfeléspl^^^ nés des peuples; ^tfl^prSterfdélitmttïêr. ^ - ['
Ce sorti dWiiafôtiî ; VéètTentî^ pire ces hurîemenls'^et bëstnalédttfiras cotiti'e tout ce qui eàé\ëirë: - ' '" î '^ ' * ^ ' ~ ^ i
Casernes dansliBUté ÏÏîàftrrfees cônrcffé^ëé ffôgues dans leurs (Siëriîls, ils tirwôquèni fomce qui est bon, insultéiit triut 'fee gta est'ïéfiif, criant à la corruptîoh pbw'qureBé viéthié'à'ëux, — lesaffiamésT - ' '" '- ^^'i ' '>'
L'envie e^t là 15gUTePîaT)ltis i*^^^^ le typD le plus repoussant qui existe ; dans sa pafesse et sa gueuserie/ eHëaboiè coinftré ItotMr ice ^epii^ en passant, jette^uii -refflét de'pburpte : *teiijg;îon, royauté, ialeWigèhcer. ' ' •■ ^ " " • - '.
Toute sa vertu eônsiitô'à'tfiîetiipt^s la puissance. ' ''- ' • '■'- ^''■■— ■ '-'^ '^' '■' •
L'envie, c'est îa^TOltefetfra^e étH&(ernelle de la médiocrité contre Wféftîe;^ die ^*èffea?*fe contre la hiérarcliie, du désordre contre Tordre^ de Toisiveté rampante contre le travail agile ; c'est la morsure qui,<fases dents impuissantes»
s'acharne «près tout ce qu'elle peut atteindre.
L'envie; c'est ce vagabond qui rôde en poussant des cris de rage autour de la porte que son taleilt et SB patience n'ont pu lui ouvrir, et qui rêve ffumoyen de l'enfoncer.
C'est Fenvie qui ameute les pauvres contre les 'riches, -pour satisfaire leurs vices et leurs criminelles ambitions.
Tous ces révolutionnaires, tous ces réfugié»
conspirateurs soiït malades d'envie : les uns sont aux gagesdes plus riches et des plus intrigants; cewx-là, Içurbave les nourrit, l'insulte leur rapporte, le vol, l'assassinat et la calomnie les font vivre, la délation aussi quelquefois I.^
Les autres, ceux qui s'intitulent les chefs, ceux qui se drapent dans leurs soplhismes comme le mendiant dans ses guenilles, sont des âmes froissées, aigries par le sentiment de leur impufdsonce; cœurs corrompus, culs-de-jatte, qui disent que la beauté est une aristocratie tt doit disparaître*; esprits mal faits, qui trouvent la société mal faite parce qu'elle n'a pas répondu & îleurs^ exigences, que des talents et des vertus negustiGaient pas.
Ils CJàlomnient tout, jusqu'à la chai4té; ils
crient après Tautorité, parce que l'autorité n'a pas voulu jeter quelques aumônes à leur appétit.
Que, demain, on donne un encrier d'or aux libellistes et aux poètes de la démocratie, on verra ces Juvénals parasites tresser, des lanières de leur fouet, les cordes d'une lyre stipendiée!...
Ces réfugiés, misérables mendiants aux gages d* indignes Catilinas, représentent le peuple souverain à la façon de ce peuple romain vivant de l'aumône et de la sportule, et aimant dans Néron le tyran qui offre à l'envie populaire le spectacle de la désolation des familles.
Ce qu'ils ont fait déjà, ces hommes, ne le savez-vous pas?
Ils ont été logiques dans la démagogie, cette abolition de toute sympathie humaine, pour laquelle l'assassinat est un principe qui n'admet pas l'hésitation.
Ce qu'ils ont fait! après avoir fait le désespoir de leurs mères par leur impiété et leurs vices à décourager la clémence de Dieu luimême, après avoir fait le malheur de leur patrie, ils ont été les fléaux du monde entier.
Ce sont eux qui ont promené les torches de la guerre civile par toute l'Europe, élevé des barricades, fait couler le sang de leurs frères.
C'est de leurs noirs conciliabules que sont partis les mots d'ordre homicides, lé signal des plus infâmes, des plus lâches assassinats.
Ce sont eux qui ont égorgé le ministre Rossi à Rome, le général Latour à Vienne, le général Lambert à Pesth, le général Bréa à Paris, et tant d'autres victimes, tant d'autres, cent fois par eux cruellement torturées avant d'être frappées à mort I
Us s'iacharnent ensuite après les cadavres, se les partagent en lambeaux, — trophées horribles qu'ils promènent, en chantant des refrains obcènes et des airs révolutionnaires, au sein des villes consternées.
Ce sont ces conspirateurs qui ont fomenté en tout lieu l'insurrection avec ses combats de traîtres, l'assassinat avec ses embûches lâches.
Les villes inondées de sang ;
Les églises profanée^ violées;
I^ prêtre ^orgé sur Tautel;
La croix de Dieu brisée ;
Les campagnes dévastées ;.
Les maisons r^yagéeis;^ - : -^ - ' ^
Les jchât^oix^et les chaumTères pilles,; "r j
Partout la re^e^ le çrijne, rhorr£Uç^ ^u s^ng, la mort L . . voilà leur œuyre ! , V . "
Nouslesi^vapsTosI ^ , , -. - !
•Nous les;4|vai9^va§^ î^jne^ dajgaqgi^.idB^tcar- .nage et de ^\%/ ]$ -^}gi^m4 à'une w^^^ Ja •tordhede rautfeiiSM^môr sous )QU]!6p|oiSi^te.j(Qeiçj- :ire, l'incendia,* li^ ijîoii 1^«=«mî»*%^1 : . ; *i : - j
^Ëh ibienl xsb ipls& OatâÊit àéj^, tm smiérats furieux et sans pitié , f (Ms :idâolm(ii^tetô*s de liberté ({mk(tà%i/t&ffk^^ les
ipenples, ees^mèntKjiBâfi^diUmiUée^^egAitfiiiv ùemblème la;géilbtîn0iiiéiB0û]Pik|iqiSte4 c ont :fait déja^ Ik^espèmit le ife£»îrê 4oc|]irâ»;lBt leurs conciliabûles.jâaiBotidReiio&.^je^il^ pas d'autre ^?chjbs^ ^ne^àa&ms^^emâù^ i^ou- :\eler leurs cfièîeœcttlteoDièltse^Qlilcéla «iyUi^MlAl^n .chrétienne.: — : :• f îi - - r: . :*\ :]
.Voilà les déimigogiies, les soeîalistes! voilà ces réfugiés de toutes les nations I voilà la /meute immonde, baigneuse et avinée que Mazzini et ses complices ont exhumée des fanges de- :]a voterie révolutionnairB > et qu'ils traînent après eux comme un limaçon sa coquille.
CeHezzini, leur principal chef , tient, à Londres, des conférences où il développe ses idées^ et ses espérances. Ces séances ont le plus souvent lieu à la Taverne des Francs-MaçoUs, — ce qui ne surprendra personne. — a Que peut faire FÂngleterre, s'écrie-l-il, pour nou&autres révolutionnaires italiens?..*. D'abord, vous, peuple ianglais, vous pouvez nous prêter un appui mo- 'iél,';Vous pouvez former' une opinion publique forte, esompaete et organisée en notre faveur; vouss -[HDUvez réunir des faits, des renseignements rektife à nos besoins, à nos -luttes, à nos* droits fCt ^à nos souffrances, et vous pouvez les répandre par toute l'Angleterre, JàTàide de bro-
chures, de journaux, de conférences. Parlez haut et sans cesse en notre faveur ; que le nom de Rome soit inscrit sur les drapeaux que vous déployez les jours de vos manifestations politiques ; qu'il ne se passe pas un seul meeting populaire sans que des voix s'élèvent en criant : — « Souvenez-vous de Rome et de l'Italie. »
» Secondement vous pouvez nous donner un «ppui officiel dans le Parlement ; en pétitionnant, et posant dans les élections des questions aux candidats, vous pouvez arriver à faire comprendre à vos hommes d'État la véritable mission de l'Angleterre en Europe. Dites à ces hommes d'État que la vie d'une nation est double, l'une à l'intérieur, l'autre à l'extérieur, nationale et internationale ; que le principe vital de l'Angleterre estla liberté commerciale, religieuse et politique, et que ce principe doit être représenté au dehors comme il l'est dans l'intérieur <lu Royaume-Uni. Dites à vos hommes d'État qu'ils ont proclamé, en 1831, le principe de non-intervention, et qu'ils ont cependant laissé violer ce principe depuis 1848, en restant spectateurs impassibles de l'intervention de la Russie en Hongrie et de la France à Rome. Cette iner-
tie est pour les hommes d'État de T Angleterre une honte; dites-leur que le despotisme continental s'approche de plus en plus de vos côtes, et qu'il est du devoir des hommes d'État de plonger leurs regards dans l'avenir; dites-leur que les meilleures défenses nationales de TAngle-; terre sont à l'étranger, et que le meilleur moyen de mettre un terme à V agression papale y c est d'émanciper Rome du gouvernement papal I .. ,
» Troisièmement, et en dernier lieu, vous pouvez nous donner un appui matériel, l'appui matériel que les capitalistes de T Europe prêtent journellement aux pouvoirs despotiques; l'appui matériel qui, de même que le corps est nécessaire & rame, est une condition sine qu4 non de toute lutte, même d'une lutte morale, lorsque la simple manifestation d'une opinion est défendue. »
Quand un tel langage se tient dans les réunions maçonniques, les gouvernements catholiques auraient-ils tort de supprimer les loges ?..^
C'est dans la même Taverne^. des F mms-Ma-^ fons, à Londres, que les membres des sociétés secrètes réfugiés en Angleterre ont donné, enT . Ire autres, un banquet en commémoration de la révolution allemande de 1 848-1849. Les feuilles protestantes de la Grande-Bretagne, n'ont pas manqué de saisir cette occasion pour outrager le, . Catholicisme, encourager les sociétés secrètes, blasphémer: Dieu, trahir la cause do la société. Dans ces comptes-rendus., on lit des phrases eomrae cell^rci :
~ «.,.. Le but de ceci était de faiire répandre <3ans toute TAllemagne, par des milliers de copies^ le rapport de ce quis était pa$sé> ^aOn de^î ranimer renthousiaisma, un peu éteint dîBSpopjQkTv lations allemandes, el h^ prépare^ ainsi aua: j grands événements^ qiiu m'Vespèref.s^TfiyevQnt] bientôt en Allemagne. [Grands applaudissent tmnis.)
» lAsang qui =a,été versé a sanctifié pour toujours leur cause, et ils peuvent espérer de voir bientôt le drapeau jaune et noir de TAutriche tomber en poussière. (Grands applaudissements.)
— » Entrant adroitement dans l'idée première de fraternité universelle de toutes les nations.
Mhzzrnfî^'à^ r^uit lé tfi^Hé^d#giwiveriïement tempai^l^^ptrituereti une ffenamlè him nette: h un enmrpererur; irs^ I^^people^ au
Pkpé, ta nature"! ^y ' ' • - . *- ^'^^
'— S) frn dîsOTurs^proûbàcè'pfinp^un Français s*ÈSt mmitrè' V^àî'^^ piani^'Iàpiitahière cwwipllXé arVecîïqudlFil'ii-û3fîfo9éHfes^|)i^ socialistes, »
cPfrîi* jrmftàèpP €»!WS«l*Wr^wircte @q[oiJ les feuilles. làiiïftfêrieH^ àe^W Ofmâe^Brotapie répèlent, ffèidlhàfl^irt oeA {^i$esi«d>6firinafabi; ; elles ncK^ tënt^aTèosoiii^ «j^lMHfôaeâente frénétiques:
^^i^iitfo^att^B^Mtzte^ TEunope» et.
leurs plumes ne trouvent pas&imiXHit.diudtgnalion ! Elles n'ont fait ni précéder ni suivre ces paroles d'aucune réflexion, d'aucune protestation l.i. Ces journauXt^VpP^^t^^t ^^^ paroles de l'exécrable Mazzini : « La nature à la place du pape! » La nature, c'est-à-dire le maféria-
lisme, rathéîsme, le mépris de la tradition chrétienne et des vérités èvangéliques, et ces paroles, ils les trouvent une déclaration bien nette! c est là tout ce qu'ils ont à en dire ! Ils ne diront pas pourtant que Tidée même de Dieu n'y est point attaquée. Qu'ils se déclarent donc athées, comme ce bon monsieur Mazzini, qu'ils trouvent si net.
L'empire détruit, le Souverain Pontife détrôné, Dieu lui-même remplacé par la nature, ils trouvent cela bien net, et l'exposition des odieux principes socialistes leur semble remarquable.
Après avoir imprimé tout cela, — et bien d'autres choses que nous pourrions citer, — oser s'intituler organe conservateur, c'est prendre ses lecteurs pour les derniers des niais. C'est se moquer d'eux. Cynisme ou ineptie, il faut choisir entre ces deux mots pour qualifier une semblable conduite.
Une autre fois, le langage suivant a été tena dans le même club par un réfugié :
— « Le Christ était socialiste, et de plus i\ était athée. En voici la preuve : quand il dit aux hommes : a Aimez-vous les uns les autres» » il interdit Famour pour Dieu pour le donner aux hommes. Voilà le fond de la doctrine; tout le reste a été inventé par des intrigants pour opprimer les prolétaires. Toutes les religion^, TAutorité, l'idée de gouvernement, la propriété, sont des fers forgés par les imposteurs et le& méchants pour retenir les peuples dans la captivité et la misère. Il faut donc. briser tout cela ;. il faut démolir la vieille société pour en reconstruire une nouvelle sur les bases de l'Égalité.. Dans celle-ci, il n'y aura ni prêtres» ni rois, ni nobles, ni propriétaires, ni bourgeois, ni serfe
'prolétaires; il y aura des égaux. Il n'y aura ni ouvriers, ni patrons, il y aura des associés. Acharnons-nous donc après la vieille société féodale et soyons sans repos jusqu'à ce que nous Fayons réduite en poussière. »
— « On a parlé de Jésus-Christ , » reprit ua autre orateur, — « c'était un homme très-avancé^ un sans-culotte, un jacobin, un prolétaire quia
Tigooreusement travaillé à rémancipatioa humaine. Ferubach a parfaitement bien fait de -dire que le fils du charpentier Joseph et de Marie avait une bosse prodigieuse de bienveil- 'lance. y>
Il est h remarquer que celui qui parlait ainsi avait abjuré le Catholicisme pour embrasser le Protestanlisme, bien qu'il ne crut pas à la divinité de Jésus-Ghrist» mais seulement par haine contre l'Église. Un grand nombre de révolutionnaires ont fait de même, surtout parmi les 4ftaliens. Ce sont là, on Favouera, de tristes ^reeraes pour le Protestantisme ! . . .
Dn autre frère, après avoir insulté Dieu, s'est proclamé, à la Tmeme desFrancs^Maçom, adorateur de Satan ; il a dit :
— « Lucifer est le chef de la pyramide sociale; c'est lai qui est le premier ouvrier, le • premier martyr, le {»emier révolté, le presner TévolutioQinaîre. Noos, révolutionnaires, démo* <înites, socialistes, nous devons, par pudeur et par gratitude, porter sur notre drapeau Fimage chérie de rhéroique insurgé qui leptemier osa se révolter contre la tyrannie de Dieu I )»
Eh bien! ces blasphèmes farieut ont été salués par de chaleareax applaudissements L...
— T» Travaillons k Vanarchiey s'écriait un autre frér^ et ami dans la même séance; c'est de l'anarchie seule que doit sortir la société libre de l'avenir I »
Voilà les doctrines aussi absurdes qu'infâmes, que les affiliés des sociétés secrètes réfugiés ea Angleterre peuvent exposer publiquement en toute liberté.
Une autre fois encore, «~ c'était toujours à la Taverne des Franca-Maçtm^, — la foule était écoulée. Quelques personnes restaient* parmi lesquelles un réfugié français» qui», dims la soirée^ avait proféré le discours le plus épouvan»
table sur la Révolution française, dont il approuvait hautement tous les crimes, déiûant les bourreaux, vomissant sur les cadavres de leurs victimes les flots de sa bave empoisonnée.
L'un des assistants, s'étant déclaré royaliste^ et lui ayant fait honte de ses apologies de la Terreur. — « Votre sentiment est un peu étonnant I s'écria le tribun, parce que c'est madame la princesse de Lamballe et madame la Reine, vous vous récriez ! et que nous importe ? Oui I on a bien fait, en septembre, de massacrer les prisonniers, les femmes, les vieillards, les enfants. Il fallait du sang !
» Les travailleurs de Maillard, les assassins de 93, comme vous les nommez, étaient les mandataires de la loi, les mandataires du peuple ! oui ! les Jacobins sont nos illustres pères ! »
Alors la question suivante fut posée au républicain par le royaliste :
— c< Eh quoi I si votre père vous avait légué cinquante mille livres de rente au prix de l'assassinat, vous croiriez-vous tenu d'honorer ce père et d'accepter cet héritage?
— Oui! répondit le monstre, et il reprit, tivant de quitter la taverne :
— « Oui» nous sommes des criminels! oui, je suis athée et assassin!.. . Mon Dieu, c'est la république; ma victime, la réaction» Tordre, la famille, la religion, la propriété, — la société enfin ! )»
Ces paroles furent écrites séance tenante par un témoin de cet accès d'épilepsie démocratique •et sociale.
Les réfugiés de Londres s'appliquent aussi à corrompre les peuples en répandant en France, en Italie, en Allemagne, en Suisse, par toute l'Europe enfin, des ouvrages, brochures, aimanachs publiés par la démocratie socialiste.
On remarque, entre autres, un livre d'un athéisme furieux et d'une immoralité abominable, publié, il y a quelques années, par un libraire républicain de Paris, et dû à la plume d'un ami de Lafayette*
Cet ouvrage atroce, digne pendant des œuvres de rimmonde marquis de Sade, est peut-
être la plus grande honte dé h presse française, et c'est h coup sûr, le déshonneur i jamais inef»
facable de sa librairie.
D'autres publications écrites dans le même esprit d'athéisme, de désordre, aux formes antireligieuses, ennemies de la paix publique et de la conscience universelle, sont encore répandues en Europe par les sociétés secrètes, parmi lesquelles une foule d'almanachs, tous plus abominables les uns que les autres, tels que certains dits Liégeois j qui, dans un article 8ur les affaires de Rome, en 1848, contiennent ces lignes qui constituent une insulte à la papauté.
(c A Rome» M. Rossi est assassiné; le Pape Pie IX, ne sa croyant plm en sûreté, dans sa eapi taie, quitte les Etats romainsu »
La SaÎDt-Père aurait dû se croire en sûreté peat-étr» au milieu d^ sociétés seeràtes, des meiiitriers de Finfortusié comte Rossi I...
Dans d'autres almanachs Kégeois fabriqués en France, dans différentes villes, et également colportés publiquement, avant Napoléon TU, par les agents des sociétés secrètes, on lit :
( Dans celai de MoQtereaa» son» la raèriqiK^ r Fêtes patrûaiques ) ;
et La fête cemmémaratiTe èm M jammer 1794, où chaque membre des aatofités supérieures Tînt renouveler le sêrnwid de la haine it la royauté. Celle du 21 janvier 1796, veiiAUr vellement du serment de haine à h royauté. »
Dans un autre passage : a Fête populaife de VÈtre suprême. Elle fat célébrée an Champ de Mars et dans tous les tein|des avec b plus grande pompe; la liturgie romaine lot reoaplacée par des hymnes qui peignaient k la ftôs k majesté de Dieu et la fierté répnblieaine; les airs ea étaient subKmes et chantés par Les plua belks^ voix de Paris. Les décorations étaient d'iiB luxe prodigieux ; mais ce qu il y avait de plus admirable, c'était le recueillement gA Vémsdon rdi^ gieuse delà population. »
Suit Tapologie de 93, du 21 janvier^ et de Robespierre.
Dans celui édité à Moulins, mêmes excès^ mêmes s^ologies de la révolu tioB ; infâmes provocations ; prédictions des vengeances popu?faâres; promesse de l'abolition de la propriété au nom du socialisme. Le rédacteur, qui pr^id
le titre de paysan, est ce Joigneaux qui fut représentant montagnard lors de Torgie de 1848, et a acquis une odieuse célébrité par ses apologies de Tassassinat ! . . .
C'est encore VAlmanach du cultivateur.
Dans cet almanach, qui se vend à Paris, on lit l'exposition des plus infâmes doctrines à l'usage spécial des campagnes ; nous citons :
« Le ménage qui fixe le père au sol par la famille, est la pierre angulaire de l'égoisme, le tombeau du dévouement.
» Le renard, race infime, se marie pour nous apprendre à détester le ménage familial et morcelé, source de tous les vices et de toutes les misères.
» La fidélité conjugale dont se targue le renard n'est que 1* apanage des natures inférieures.
» C'est la venue de la famille qui développe avec le luxe, chez le père et la mère (des renards), les instincts de pillage et de vol dont le ciel les a doués. Il en est de même chez les civilisés.
D Que de faux poids, hélas I et de sophistications de denrées, n'entraîne pas l'amour pa-
(eroel de Tépicier désireux de fournir sa progé^ nimre de toutes sortes de hochets ! »
Mais, dira-t-on, après avoir lu ces lignes dégoûtantes, les gens qui écrivent, éditent, publient, vendent et colportent de pareilles choses, n'ont donc pas d'âme? Ils n'ont donc ni famille, ni foyer, ni père, ni mère, ni femme, ni enfants? Ils ne tiennent donc à la vie sociale par aucun lien?
Ce sont donc des parias?
Je ne sais, mais ce que j'affirme, c'est que ce ^ont des monstres qui prêchent une doctrine de chiens, de pourceaux ; la doctrine ignoble, abjecte et dégradante du matérialisme ; qui veulent arracher du cœur des peuples toutes les pures et saintes croyances qui font leur conso*lation, leur force, leur courage, leur espoir, leur bonheur. Us veulent remplacer le mé- «age familial par le ménage universel; e'est-
Miro pn* la communauté des Bornes et des enfants, par la bestialité ; Toilà Imx idéal 1
Voilà où ces grands citoyens veulent réduiro l'humanité I...
La famille, selon eux, c'est Fégoïsme, c'est lo pillage et le vol. A bas la famille I à bas la propriété! à bas la religion! vive la république! et vive l'enfer!
Voilà!...
C'est cette littératufo iodooile e£ corrompue qui a perverti tant d'iatdiUgeaces et bouleversé tout de cœurs; c'est elle qi^ brise les pi^deurs de rème, comme nu ruisseau fsmgeux brise dans sa course infecte las toudres fleuvs de la prairie.
C'est cette Httémtitfe fut n» c&erefae qu'à produire de fortes énMioua aux dépens du bon sens et de la déeeuce» qu^à axdter les peur pies à la révolte impie et au niée luneste^ qu'à
dégrader l'esprit de la multitude en lui soufflant l'envie, cette passion honteuse et lâche.
C'est ainsi que les sociétés secrètes ne restent pas un seul jour sans ajouter quelque chose à leur œuvre d'iniquité.
C'est ainsi que la révolution s'attache aux pas de Fouvrier dans l'atelier, au caharet, au club; du paysan dans la campagne, jusqu'au fond des bois.
Elle se glisse partout, sous la forme d'un embaucheur, sous celle d'un almanach, d'un roman, d'un journal, d* une proclamation, d'une chanson ; parlant à chacun la longue de ses passions, de ses appétits* promettant à l'un, une vengeance ; & l'autre, des dépouilles ; aux meilleurs, une réparation.
Sur le continent, elle rampe et se cache comme on serpent; en Ajigl^erre, elle se montre« et ebacai afi&mé, rugit, bravaiU les poursuites de la justice*
C'est de U, c'est de Londres qu'elle envoie see émissaires sur le monde, qui courent, la nuit et le jour, à travers les villes et les cam-* pagnes. — Hyènes cherchant des proies.
Eh bien ! l'Angleterre qui a de Targent pour toutes les propagandes anarchiques, des poignards pour toutes les révolutions et un asile pour tous les parias delà politique, prend, selon nous, un rôle très-dangereux pour elle-même.
Faire de Londres un foyer de conspiration européenne est à la fois chose immorale et attentatoire à la sécurité même du pays.
Ceux qui jouent cette partie périlleuse, tôt out tard seront cruellement blessés par les armes qu'ils aiguisent imprudemment contre les souverains de l'Europe.
La politique de conservation devrait être pour eux la loi impérieuse de l'honneur ; l'abandonner est une maladresse, la trahir un crime.
Ces hommes étourdis et sons principes compromettent de. la sorte le repos de l'univers, par une politique carthaginoise dont le succès ne sera pas éternel.
H est des principes de loyauté et de justice qu'on ne peut violer impunément.
Ceux-là qui les outrageraient de cette façon indigne, nous les flétririons de toutes les forces de notre âme ; parjures et traîtres qui déshonoreraient leur patrie et la rendraient le fléau des autres nations.
Comment, sans protester, les conservateurs auraient-ils pu voir en eflet ces brouillons, ces corsaires de la diplomatie, entretenir les relations les plus immorales avec tous les conspirateurs, soudoyer partout l'émeute hideuse, et par jalousie ou par démence, s'affilier à toutes les sociétés secrètes dont le but est le renversement, par tous les moyens de violence et de force, de carnage et de fureur, du principe d'autorité sous toutes ses formes?
Nous devons mettre les peuples en garde
contre les excitations d'une diplomatie déloyale
et perfide, et signaler les dangers dont elle me* nace la civilisation, Tordre^ la religion et la liberté.
Ces intrigues nous conduisent à Tamputation du principe d'autorité, à Y anarchie de M. Proudhon.
Ces tentatives n'auront pas, nous Tespérons fort, le succès attendu.
Néanmoins il est bon d'ouvrir les yeux à ces peuples, trop longtemps dupés par les hommes de la révolution et par leurs complices.
Voici assez longtemps que dure ce commerce criminel.
Il faut que Topinion puUique» dans le monde entier, se réveille contre cette œuvre d'iniquité; il faut qu'on lui prépare partout des échecs et des revers.
La route suivie par ks amis quand même des réfugiés, quoi qu'ils fassent, n'est pas celle du
vériiehlefTogrès^ et de la TéritaUe liberté, mais bien celle de la barbarie et de la licence. Us trompent les peuples» S'appuyer sur eux, e est se préparer des désillusions poignantes, les plus rudes désenchantements. Toute politique révolutionnaire est aussi traître qu'elle est honteuse et Tiolfflate.
C'est au nom de la liberté humaine, c'est par respect pour cette liberté, disent-ils, que certains hommes de la Grande-Bretagne prot^ent les réfugiés démagogues datons lea pays. Mais s'ils étaient réellement aussi respectueux pour cette liberté qu'il leur plaît de le dire, ils ne confisqueraient pas celle de la malheureuse Irlande, dont nous voyons les plaies saignantes sous ses baillons lézardés.
C'est que vous la haïssez, la pauvre Éria ca« tholique, qui fait honte à vos schismes multi-
plies, à vos sectes grotesques, à vos cultes raîdés V et glacés.
^^ Les soufFrances de l'Irlande sont affreuses.
J'en parlerai. Je laisserai échapper ce cri douloureux de mon âme ; je dirai l'oppression et la misère de ces frères infortunés ; je soulèverai une partie de ce voile de deuil, et les bourreaux en resteront déshonorés.
I Un peu plus de liberté à l'Irlande ; beaucoup moins aux Mazzini, aux Ruge, aux Pyat, à Ledru- ; RoUin, etc.; aux conspirateurs, aux assas- 1 sinsi
Les noms de ces hommes sont devenus une flétrissure; ils rappellent tousles crimes commis par le banditisme démocratique.
Nous respecterions leur défaite s'ils respectaient notre sécurité. Le parti de l'ordre, le parti de la religion, de la justice, de la vérité, est trop noble pour s'abaisser à des récriminations qui seraient inopportunes ; il n'a pas besoin, comme les Jacobins, de calomnier ses adversaires. Il les juge sans haine; sa conscience le lui or- J donne, car il est sans passion contre les • hommes; mais aussi il est implacable pour les '
doctrines infâmes de l'athéisme et de la démagogie.
Silence pour ceux qui ont trouvé la mort dan» la tempête I nous n'outragerons pas leurs cadavres par de vulgaires insultes , mais nous ferons notre devoir en continuant de combattre à outrance ceux qui restent debout, armés encore contre Tordre social.
La Révolution ne pouvait donner le change à l'histoire : elle voulait, elle veut encore bouleverser l'Europe,
Piller la propriété.
Abolir la religion et la famille.
1852 était, pour la France, la date suprême.
De Londres, le mot d'ordre était arrivé partout.
Pas une province où les meneurs des sociétés secrètes n'aient tout préparé pour le pillage et regorgement.
Les victimes étaient désignées d'avance, ainsi que le genre de supplice que les Jacques modernes devaient infliger à chacune d'elles.
Ces listes étaient dressées par les chefs des sociétés secrètes, les représentants siégeant à la montagne et les journalistes républicains socialistes.
Chacun d'eux avait désigné le champ, la maîson, le châieau dont il voulait s'emparer, les uns pour arrondir leur propriété, les autres pour en acquérir une I
Quelque temps avant le coup d'État qui a rendu ces espérances impossibles et refoulé ces ignobles et cruelles passions, on rencontrait dans les rues, dans les cabarets, sur les places publiques, dans les cafés, des gueux sales et barbus, qui disaient, en ricanant, aux paysans :
— « Bien fous qui sèment, ils ne recueilleront pas la moisson! »
Que faisaient ces fripons, ces vagabonds, ces partagôux ?
Ils attendaient 1852.
— w Attendons 1852 I » disaient-ils.
Cela était devenu une profession.
On ne trouvait partout que des gens sembla*
bles, ne faisant plus rien» se promenant les
mains dans leurs poches ils attendaient
1852 1... jouant au billard, culottant des pipes, 6t promettant aux Lais de la démocratie qu'à leur tour elles seraient reines
Ces chiffonniers rouges, ces décrotteurs de fange sociale, toute la sale séquelle de la démocrapule, se préparaient ainsi à envahir les couches aristocratiques, à poser leurs griffes velues sur le sein des duchesses, et à Mre un horrible mélange du sang des nouveaux Jacques et du sang des grands seigneurs.
Tout cet excrément social a été balayé par le principe d'autorité triomphant, et jeté au fumier de l'histoire. L'Angleterre protestante seule a recueilli ces ordures : tout cela est en train de pourrir dans le charnier de John BulL
Au mois de juillet 1850, une horrible conspiration fut découverte par la police de Paris. Parmi les citoyens arrêtés et qui furent con-
damnés, on remarquait un rédacteur du Natio^ naly le citoyen Henncy^ ancien commissaire de Ledru-RoUin.
Or, ridée de cette conspiration émanait de Londres; c'est de Londres et du camp des réfugiés politiques, qu'étaient parti les mots d'ordre, les encouragements, les secours, les promesses.
Les pièces qui furent saisies dans les perquisitions qui furent faites, prouvèrent une fois de plus que les écrivains monarchiques n'avaient point exagéré les crimes, les forfaits, les projets exécrables, les espérances infâmes du parti démocratique et social.
En voici quelques-unes :
STATUTS DU TRIBUNAL RÉVOLUTIONNAUIE FRANÇAIS. UN ET INDIVlSffiLE (sic).
Formule du sei*ment.
Je jure :
1® Une haine implacable à tout ce qui est réaction tyrannique et exploitation;
â"* De les poursuivre sous toutes les forme»
qu elles peuvent prendre;
3^ De défendre envers et contre tous les droits imprescriptibles de Liberté, d'Égalité, de Fraternité ;
4** De mourir sans trembler sous le feu ennemi, plutôt que de révéler jamais les mystères du Tribunal Révolutionnaire français un et indivisible.
Nota. Les épreuves de quinzaines sont obligatoires avant réception définitive.
En Fan 1850 de Tère chrétienne et de l'an III de la 2* République française, une société est formée sous le titre de Tribunal révolutionnaire un et indivisible, pour combattre par son unité et sa force, toute iorme de gouvernement tyrannique et faire triompher par tous les moyens possibles les grands principes d'affra7ichissement social.
Art. 1". Nul ne peut être reçu dans la société s'il n'est né sur le territoire de la République et naturalisé Français.
. Art. 2. Il devra être présenté par deux membres anciens qui auront dénomination de par-rains, qui devront répondre du récipiendaire sur leur propre tête.
Art. 3. Toute rupture devra être faite par les trms protecteurs y après enquête.
Art. 4. Les formes de réception sont mystiques et ne seront jamais connues que du récipiendaire seulement.
Art. 5. Les membres de ladite société forme^ ront des zones de dix en dix et s'appelleront sectionnaires.
Art. 6. Les sectionnaires nommeront leur chef de section par groupe de dix, et le jour de l'élection sera fixé par les trois protecteurs.
Art. 7. Les chefs de section procéderont de la même manière qu'à l'art. 5, pour la nomination de leur chef de quartier el des chefs d'arrondissement.
Art. 8. Cinq membres pris par les chefs d'arrondissement et nommés par eux, prendront la dénomination d'indépendants et seront en communication secrète permanente avec les trois protecteurs.
Art. 9. Les attributions du chef de section de grouper, de commander et de transmettre la lumière à un nombre déterminé de sectionnaires.
Art. 10. Celles du chef de nuorîior sont les
mêmes, YÎs*à-yis des chefe de section, que celles du chef de section vis-à-yis des sectionnaires.
Art. 11. Celles du chef d'arrondissement sont de rechercher, d'étudier tous les moyens propi*ces dans son arrondissement ou canton, à faire réussir les projets de la société et son organisa* tion, puis de les transmettre à rappréoiation des indépendants, qui les communiquent aux trois protecteurs.
Art. 12. Les trois protecteurs sont nommés i la majorité des indépendants. Ils sont choisis parmi les citoyens les plus éclairés et les plus •énergiques.
Art. 13. Leurs fonctions sont d'étudier, préparer, diriger le mouvement général, de se mettre en rapport avec toutes les provinces de la République, pour ûiire triompher lorgantsatiou révolutionnaire une et indivisible de la so«dété.
Art. 14. Leur nombre est fixé à trois; leur nom doit être rigoureusement inconnu de tous les membres de la société, hormis des cinq m-
Art. 15. La durée de leur pouvoir est d'un an, au bout duquel ils peuvent être rééligibles
Art. 16. Un trésorier ou administrateur sera nommé par zone de dix en dix sectionnaires. II sera révocable à volonté. Ses fonctions consiste^ ront à encaisser et à garder les cotisations perçues par les chefe de sections; il ne pourra délivrer aucune somme que sur un bon signé des trois protecteurs^ contresigné par lés indépendants et an chef d'arrondissement.
Art. 17. Toute société bien organisée devra solidairement assistance à chacun de ses membres, soit pour cause de chômage reconnu involontaire, d'accident, de vieillesse ou d'organisation générale ; une somme de 25 centimes au moins sera versée chaque samedi soir par chacun des sectionnaires ou membres de la susdite société.
Art. 18. Tous les dimanches, les cinq indépendants s'aboucheront avec les chefs d'arrondissements, de quartiers ou de sections, et, après délibération prise entre eux, les cinq indépendants viendront en référer aux trois protecteurs, qui aviseront entre eux.
Art. 19. Tout membre qui se présenterai!
dans une réunion quelconque dans un état d'ivresse avéré, serait immédiatement exclu, et si
cet étal lui était habituel, il en serait référé immédiatenient aux trois protecteurs qui indiqua" ront le mode de déchéance.
Art. 20. Tout ordre, mot de ralliement on de commandement devra toujours le plus possi* 61e être donné de vive voix. Cependant, si be^ soin était, le cachet seul de la société serait ap<^ posé en guise de signature sociale.*
Art. 21. Le cachet de la société représente une main tenant une lumière traversée d'un poignard. Le chiflfre en est seul connu des trois protecteurs.
Art. 22 et 23. Tout membre de la société susdite, après avoir adhéré aux puissants statuts susdits, qui serait reconnu traître, sera puni selon les rigueurs de l'Institut, sur quelque endroit de la terre qu'il se réfugiât.
Tout membre qui en suspecterait un autre pour motifs positifs, devra en faire part seulement à son chef de section, celui-ci immédiate* ment à son chef de quartier, ce dernier en fer^t part de même à son chef d'arrondissement, qu* le communiquera aux indépendants^ qui en délibéreront avec les trois protecteurs, et si besoin
•était, un conseil d'enquête serait immédiatement convoqué.
Seront reconnus traîtres :
1^ Celui qui dévoilerait à un infidèle les mystères de la société ;
%^ Celui qui refuserait d'obéir à la société ;
3"* Qui aurait des rapports avec la police ;
k^ Qui reculerait au moment du danger.
Dans un autre règlement» on lit :
Art. 1*'. Il est formé entre tous les démocrates 'qui voudront y adhérer, une société dite la iVemésis; cette société a pour but : 1^ d'arrêter les progrès de la réaction ; S"" de faire triompher par tous les moyens possibles le principe démo- •cratique; 3"" d'assurer les conséquences d'une véritable République.
Comme tous les efforts des membres de cette «ociété devront tendre à perpétuer 1* universalité du gouvernement démocratique, les étrangers peuvent être admis h en faire partie.
Art. 2. A la tête de cette association sont : 1* une commission executive de cinq membres ; 2'' un comité centralisateur, composé des che& d'arrondissement au nombre de dix-neuf, et répartis ainsi qu'il suit : un pour chacun des ar-
roiîdîssements de Paris; quatre pour Tarrondissement de Saint-Denis; trois pour Tarrondisscment de Sceaux.
Il pourra être adjoint au comité un sous-ofiicier de Tannée.
Art. 3. Les membres de la commission exécu tîve sont élus par le comité centralisateur.
Art. 4. Les fonctions de la commission executive sont de présider à l'organisation de la société et d'en diriger les opérations.
Art. 5. Les attributions du comité centralisateur sont de rechercher des adhérents à la société, de les grouper par quartiers et par sections, sous la surveillance de la commission executive, etc*
Viennent ensuite des projets de décrets :
FORME DU GOUVJBRNEKENT FROYlSOmB.
Un triumvirat est nommé.
n est responsable.
La durée de son pouvoir est d'un an, au bout duquel il rend compte de son administration à la nation.
Chaque membre doit être au moins âgé do vingt-cinq ans.
Une garde civique d'honneur, composée de 1,500 hommes, est pour proléger leurs personnes. Les officiers supérieurs doivent être pris parmi les indépendants.
L'Hôtel de Ville de Paris leur servira de logement.