POIDS DE
Gers or TOTAL | [æ]D RE DS “on SUBST. | TOTAL | 2) PArcOoZL ÉPUIS" | dissoute L'ALCOOL, ÉPUIS | dissoute] | 75° 1 0,204 70° 15 |,0,858 | fe "0,9 2 0,191 | | Ma ru 780 CES 3 0,213 CrUET 0,605 | En 4 0,192 | | 18 | 0,515 | — 14,2 5 0,241 | 1,041 | PAT UN TC0,355 | Po 141 | 20 0,266 | Fe 1410 70" 1 3,047 | les e 4 21 0,167 | 216.0 2 | 2,914 PME | 22 | 0,168 | — 14,9 3 3,661 — 10,0! PE MIS | 330677 || 4 3,107 | —10,0! | | 5 3,831 A Gb Une LE LT.249: | | — 13,7 6 3,215 #02 | 2 | 0,845 | — 16,0 7 2,755 = 06 Mr 438 Mesa 8 1,968 Tr ae: 0,995 | = 16,6 9 1,347 ar RUN | — 15,6 10 1,158 99 | er 0,155 — 17,2 11 0,873 — 9,8. MONTE 10;140, "3,288 M :12 0,775 "1 | | | HAE 0,562 —.192|| 60° | | 4,930 | — 17,3 14 0,638 | Fe 10,2 |
Rien, pour ainsi dire, ne passe dans l’alcool à 75°, et la richesse en cendres de la matière entraînée indique suffisamment que la laminarine n’a été solubilisée qu’à la faveur des sels : on trouve encore, dans le troisième épuisement, 24 milligrammes de sels (12 %). :
La grosse masse du produit, près des trois-quarts du poids initial, est dissous dans lalcoo!l à 70° : 22 gr. 165 sur 30 grammes et 33 gr. 677 sur 45 grammes. Ce qui reste part presque intégralement dans l’alcoo! à 65°, à l’exception d’un résidu qui se dissout dans l’alcool de titre inférieur.
Comme l'avait déjà remarqué Ky1uN, le pouvoir rotatoire s'élève en raison inverse de la solubilité en alcool, mais ces variations ont une amplitude bien moindre que ne le voulait l’auteur suédois : respectivement — 9,7 et — 15,3 pour les portions solubles dans les alcools à 70° et 65°. D’autre part, si l’on compare entre elles les déviations polarimétriques des fractions successives, on remarque que le pouvoir rotatoire des produits solubles dans l’alcool à 70° se maintient à —9 ou — 10 tant que le poids entrainé est notable, puisqu'il augmente peu à peu, pour passer presque sans transition à — 17,2 à la fin des extractions par l’alcool à 65°. Enfin, le résidu insoluble dans ce dernier solvant donne — 17,3.
Que conclure de ces faits ? L’allure de la courbe des épuisements plaide en faveur d’un glucide unique qui passerait en totalité dans l’alcool à 70°, mais la différence des pouvoirs rotatoires de la première et de la dernière portion est en faveur de la pluralité des produits. Il ne faut pas oublier, il est vrai, qu’il s’agit là d’un corps non cristallisable, dont la pureté, par conséquent, est toujours un peu sujette à caution. Sans doute, la purification a-t-elle été poussée aussi loin que possible; le produit donne des solutions parfaitement limpides et incolores qui ne se troublent plus par l’addition de défécants tels que les acides phospho et silicotungstiques, mais il peut toujours subsister un doute sur la pureté d’un produit amorphe : la moindre trace d’algine suffirait en effet pour abaisser notablement le pouvoir rotatoire et donner une explication des différences observées.
Quoi qu’il en soit, il ne s’agit certainement pas là d’une gamme de produits. Tout au plus, peut-on regarder la laminarine comme un mélange de deux glucides, l’un de pouvoir rotatoire voisin de — 9,5, l’autre de pouvoir rotatoire voisin de -—17. Quant au poids moléculaire de ces différentes portions, il n’a pu être déterminé avec précision, comme il a été dit, à cause de la faible solubilité du produit et de la grosseur de la molécule.
La laminarine est transformée par les acides forts en sucre réducteur. A l’autoclave à 120°, en présence de 5 % d’acide sulfurique, l’hydrolyse n’est complète qu’au bout d’une demi-heure. Au bain-marie à 100°, avec la même concentration en acide, il faut plusieurs heures pour atteindre le même résultat. Le sucre qui prend naissance est du glucose exclusivement. On l’a obtenu très facilement cristallisé, et les eaux-mères avaient toutes les propriétés du sirop primitif. Neuf grammes de laminarine ont été traités par 230 cm? d’acide sulfurique à 4 % pendant une demi-heure à 120° : le pouvoir rotatoire du liquide est alors de + 52,2. L’acide est neutralisé par la baryte, le précipité séparé par filtration est lavé. Le liquide, concentré à 10 cm a été abandonné à la cristallisation. Quelques jours après, le glucose avait cristallisé en masse. Lavé à l’alcool à 90° et séché, on a obtenu 5 gr. 20 de glucose, facilement reconnaissable à sa forme cristalline, à son pouvoir rotatoire de + 52,5, à sa forte mutarotation décroissante, à son osazone fondant à 232°. L'alcool de lavage, distillé, a donné d’autre part un liquide dont le pouvoir rotatoire, calculé à partir de la quantité de sucre réducteur, était de + 51.
Le rendement de l’hydrolyse est voisin de celui qu’indique l’équation théorique :
CSH1005 + H20 — CSH1205
Comme la laminarine, séchée à 110°, ne perd perd plus d’eau lorsqu'on élève la température jusqu’à 150°, on peut lui assigner la formule (C6H1005)".
Les résultats de plusieurs hydrolyses sont consignés dans le tableau suivant : [x]D pouvoir rotatoire après hydrolyse, R poids, en glucose, du sucre réducteur dosé par la méthode de G. BERTRAND, L quantité théorique de laminarine, obtenue en
le poids de réducteur.
multipliant par 180