‹ Les contemporains de Molière:Chapitre 1 sur 325 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Le deuxième volume des Contemporains de Molière a tardé plus longtemps à paraître que je ne l'aurais voulu : ce n'est pas ma faute, et j*espère que les volumes suivants se succéderont à des intervalles plus rapprochés.

La faveur à peu près unanime avec laquelle la critique a accueilli cet ouvrage me fait une loi de répondre à deux objections qui m'ont été adressées de diverses parts, ou plutôt à deux regrets dont elle a mOlé ci et là l'expression à celle de ses éloges.

Les uns m'ont reproché de ne pas publier toutes les pièces CD entier, et les autres n'ont pas compris pourquoi, au lieu de Tordre chronologique, le plus simple et le plus clair de tous, j'avais adopté la division par théâtres.

Sur le premier point, la réponse est facile. Assurément» je n'aurais pas mieux demandé que de donner satisfaction à des désirs que je prévoyais; mais je ne pouvais le faire sans imposer à un recueil déjà considérable des développements énormes. La question était de trouver un éditeur disposé à publier, et des lecteurs disposés à acquérir huit ou dix tomes, au Heu de quatre ou cinq. Forcé de me restreindre, et d'enfermer en moyenne chaque théâtre dans les limites d'un volume» tout en donnant de ce théâtre l'idée la plus exacte et la plus complète possible, et en le parcourant d'un bouta l'autre, sans lacune importante, enti*e les deux dates qui me servent de frontières {VHôiel de Dourgognei a débordé son cadre, mais c'est le plus important de tous, et il sera le seul dans ces conditions), il fallait bien me résigner au parti que j'ai pris, sous peine de ne publier qu'un très-petit nombre de pièces, cl de laisser de côté des auteurs de mérite et des ouvrages intéressants ou curieux. Il m'a semblé que mieux valait encore faire connaître imparfaitement ceux-ci que de ne pas les faire connaître du tout. Au point de vue de

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