‹ Les contemporains de Molière:Chapitre 107 sur 325 · ACTE III, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V

LIS1D0B. C'est moy, ma chère.

OOBINE. Il n'y est pas. Voulez- vous parler à Madame? Elle est làhaut qui dort, je Tiray éveiller.

LLsiDOR. Il la faut laisser reposer. Ma chère enfant, si tu pouvois

par tes soins la faire consentir à me donner Alcine en mariage,

je ferois...

ooRiNB. Vous donner Alcine en mariage? Que diantre en feriez

vous , à rage où vous estes?

LisiDOR. Hé, j'en ferois...

DORiNE. Ma foy, vous n'en feriez toujours rien qui vaille. Mais n^avez-

vous autre chose à me dire ? Je rentre. LisiDOR. Ma chère, dis à Monsieur Mirobolan que son amy TJsidor

étoit venu pour le voir, et que je le prie de penser à ce qu'il m*a

promis. Adieu, ma bonne enfant.

DORINE. Adieu, Monsieur, je n'y manqueray pas. Ce bonhomme

est-il fou de prétendre épouser une Glle de dix-huit ans? Il faut

avouer que quand la vieillesse se met Pamour en teste, elle fait

cent fois plus d'extravagances que la jeunesse.

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