LISIDOR, MARIN, CRISPIN, DORINE
L1S1D0B, revenant. Ma chère Dorinc, j'avois oublié de te donner
cette bague, maisjo veux recouvrer... CBISPIN, se tournant de fautre costé. Ha... MABIN. Monsieur, si je ne me trompe, voilà Crispin habillé en robe
longue.
LisiDOB. Que fais tu icy avec cet habit? CBISPIN, /(i/actw/ te grave. Que souhaitez-vous de moy? Avez-vous
quelque maladie secrette? Dites : en Pabsence de Monsieur Miro-
bolan, je pourrois vous donner quelques bons avis. LISIDOB. Non, coquin, nous n'avons point de maladie. CBISPIN Coquin!
LisiDOB. Ouy, coquin !
CBISPIN. Non sum coquinus, medicus sum, medicus sum. LISIDOB. Toy, médecin?
CBISPIN. Ouy, médecin, et vous estes un impertinent Abaca, los-
. TOVÏ, BABITONOVAI, FOBLUTOM , TBANSCONFUSÎONA... Si VOU^
étiez raisonnable , je vous parlerois de la transconfusion, mais
je vois bien que vous en tenez. Allez, prenez des pillules. LisiDOB. Si je prens un baston, je t'en donueray cent coups. CBISPIN. Ce sera contre mon ordonnance.
D0B1NE, à Crispin. >lonsieur, entrez au logis pour y attendre nostre
maistre , et laisseirlà ces extravagans.
CBISPIN, rentrant arec Dorine. Il est vray que je feray mieux. MABIN. Monsieur, je doute que ce soit Crispin, car il parle latin. LisiDon. C'est asseuréinent luy-mesme; je me doute de qu»*lquo
fourberie, et je veux entrer là-dedans pour en estre éclairci. {Iljrappe à la porte.) DOBiNE, revenant. Que demandez-vous, Monsieur? Est-ce que vous
voulez quereller encore cet honneste homme qui est chez nous?