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SCÈNE IX

GRAND SIMON, LISE, MIROBOLA.N, LISIDOR, DORINK,

MARIN

oBANi) SIMON. Ah! si Je rencontre ce Monsieur Mirobolan, je m*en

vais luy chanter diablement sa gamme ?

LISE. Tenez, le voilà.

' GBAND SIMON. Parblep, Monsieur, il faut que vous soyez un grand

ignorant, d'ordonner des pillules pour sçavoir si l'on est aimé

d*une fille ! Et moy, bien fou de les avoir prises ! Elles m*ont quasi

envoyé en l'autre monde, et je n'en suis pas encore remis. MiBOBOLAN. Vous cstcs fous , de me parler de la sorte : je ne vous

connois point.

GBAND siuoN. Nevousay-je pas tantost donné un écu d'or? LISE. Il vous va tout nier, comme il m'a fait. MIROBOLAN. 11 faut VOUS mettre tous deux aux. petites maisons, car

vous estes des fous.

GBAND SIMON. Morbleu, tu en as menty, je ne suis point fou ; trêve à

de tels discours, car je pour rois bien te donner de mon bastou

sur les oreilles. LISE. Et moy, t'arracher la barbe..

MIBOBOLAN. Ah! c'cu est trop endurer. Dorine, qu'on aille quérir

un commissaire.

GBAM) SIMON. Qu'cUe aille, qu'cllc aille, je Tatteus. LISE. Et moy aussi.

GBAND SIMON. Vous vcrrcz que ces Messieurs tueront les gens, et

qu'ils auront encore raison 1 Parbleu, je veux r'avoir mon écu d'or. LISE. Et moy mon écu blanc, ou je feray grand bruit. DOBiNE. Ma foy!si vous ne tirez païs, j'iray chercher le commissaire. GBAND SIMON. C'cst cc quc je demande.

LISE. Et c'est ce que j'attens.

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