‹ Les contemporains de Molière:Chapitre 154 sur 325 · LE TEMPS · texte numérisé non relu

LE TEMPS

Démon, dont la vertu puissante Cache dessous tes eaux un si riche trésor, Réparc des mortels la force languissante,

Fais refleurir le siècle d'or ;

Fais qu'en tous lieux tout rajeunisse, Kxempte les humains de la nuit du tombeau : Si tu fais que jamais le printemps ne finisse

Mon empire en sera plus beau.

ENïIltE I.

La Jouvence /;aroiA7 toute seule, danse sur un air de gavotte ', est suivie du Jeu , du Ris et de la Folie, ses inséparables ^ se mesle avec eux y puis rentre dans son cabinet arec cette joyeuse compagnie.

Pour la JOUVENCE, suirie du Jeu , du Ris et de la Folie '.

ttALLJDB,

Vieux Penarts à l'antique face , Petits cœurs , tendrons innocens , I^Ières-grans'à laide grimace, Kt vous, jeunes adolesceus.

Qui voulez maintenir vos ans Dans une longue et douce vie ,

' « Sorte de danse dont l'air est à deux temps et se coupe en deux reprises, dont chacune commence avec le second temps el linil sur le premier. Le mouvement de la Gavotte est ordinairement gracieux » souvent gai , quelquefois aus>i tendre el lenl. Elle marque ses phrases et ses repos de deux en deux mesures. » (J.-J. Rousseau, Dktionn. de musique.) En ces danses, dit Furelière, on baisoit et on donnoit le bouquet.

' Je réunis au sommaire de chaque entrée les vers , qui sont imprimés à part dans rédilion originale.

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