‹ Les contemporains de Molière:Chapitre 162 sur 325 · LK LIBRAIRE DU PONT-NEL'F · texte numérisé non relu

LK LIBRAIRE DU PONT-NEL'F

Tout me fuit, personne ne m'aime, Et je crois que, dans l'enfer mesme , Les diables craignent les sergens.

Pou?' MELLUSI?CE '.

ENTRÉE VIII

Je suis rillustrc Mellusinc Qui brille d'un éclat qu'on ne scauroit ternir,

Et qui , d'utie œillade divine , Pénètre le secret des choses à venir

J'aime à prononcer mes présages

Sous mille différens visages :

Celte diversité rend mes esprits contens ;

Mais je n'affecte l'inconstance Que pour ce qu'il n'est point de plus grande prudence

Que de cbanger selon le temps.

Pour LES QUATRE FILS AYMON ».

ENTRÉE ÏX.

Jour et nuict nous sommes armés Pour défendre l'honneur des dames.

Et punir ces hommes infâmes Par qui les bous sont opprimés.

Par mille et mille exploits de guerre ^ous allons subjuguer la terre, Et sommes quatre justement Afin que noslre épée , en conquestes féconde ,

I Le Roman de Afellusine, qui n paru vers 1478, a pour auteur Jean d'Arras (in-folio gothique). Les diverses éditions de cet ouvrage difrèrent considérablement entre elles. On sait que le nom de Mélusine est resté comme type de magicienne et devineresse.

' LMiistoire des quatre lits Aymon est une vieille chanson de geste, empreinte au plus haut point de la marque féodale , dont le plus ancien texte subsistant est un manuscrit du treizième siècle, mais qui ne fut imprimée pour la première fois que sur la Un du si(>cle suivant Huon de Villeneuve en a fait son roman, beaucoup •plus connu que l'original. L'histoire des quatre lils Aymon, sous les formes diverses qu'elle a revêtues, fut toujours très-populaire , et il en existe dans la Bibliothèque Bleue une version abrégée, qui se vend encore à grand noifibre dans les campagnes, par le moyen du colportage.

ou LKS ROMANS. 25j

Plustost et plus égtilemont Puisse fclire entre nous le partage du monde.

Pour L ILLUSTRE BASSA '.

ENTHKE X.

Si jamais quelques avantures

Otit donné de l'étonnement ,

Mon sort doit estre asseurément

Mémorable aux races futures :

Sans offenser ma flamme ou la loy que je tiens, .rayservy TOltoman, j'ay servy les chrétiens, Kt me suis fait l'objet d'une histoire bien ample;

Aussi n'est- il de nation Qui ne trouve Ibrahim pour un parfaict exemple

IVamour et de religion.

Pour DOM guichot'.

Enflé d'une ardeur héroïque

Et d'un courage sans pareil ,

J'ay rendu ma gloire publique Et me suis fait cognoistre autant que le Soleil.

On chante par toute la terre

Mes exploits d'amour et de guerre.

Ainsi que mes desseins mon pouvoir est divin , Jusque-là que mon bras, sans chercher d'assistance

Qu'en ma seule vaillance

A répandu le sang de trente muids de vin.

> Ibrahim, on ViHuatrv Basxa, romnn on 4 volumes, publié en IG4I par .Mlle de Scndéry, sous le nom de son frère. L^aniiée &ui\ante, Scudéry en avait tiré une tragi-comédie en 5 actes, sous le même Ulre.

* Cest-à-dire Don Quichotte, La r« partie du roman de Cervantes avaifparu en 1805 et ta seconde en IGI5. flomme la plupart des ouvrasses espagnols, il avait été traduit presque aussitôt aprrs son apparition, la l'* partie en 1610, par César Oadin (Jean Fouet, in-s*"], la 2** par Rosset en 1G18. Je n*ai pas iH'suin d'expliquer à quelles scènes du cbef-d'œuvre de Cervantes font allusion plus loin les vers pour Saocho Pança.

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