‹ Les contemporains de Molière:Chapitre 172 sur 325 · LE JARDINIER AUX DAMES · texte numérisé non relu

LE JARDINIER AUX DAMES

Oserois-je vous présenter

Ces fleurs que je viens d'apporter

quatorzième siècle^ d*un hdpital qu'on y construisit pour y loger, moyennant treize deniers donnés en entrant et un denier par semaine, un certain nombre de pauvres tx)urgeois qui étaient francs dMmpôts. (La Tynna, Dictionnaire des rues de Paris),

' Sans doute la rue des Mauvais-Garçons Saint-Jean, autrefois la rueCbartron, puis la rue de Craoo, qui va ou plutôt qui allait, car il n*en reste qu'un fragment, de la rue de la Tixeranderie à celle de la Verrerie. Suivant la Tynna, elle tire son nom des mauvais garçons qu'y lit cacher dans son liôtei Pierre de Craon pour assassiner le connétable de Cllsson. Il est plus simple de croire, avec M. Louis Lazare [Dïctionn, administrât, et hisîoriq, des rues de Paris) et la plupart des autres auteurs, qu'il lui vint de ce qu'elle servait de repaire aux coupe-jarrets et aux mécbants drôles , désignés dans la langue du peuple sous le nom de mauvais garçons, qui désolèrent Paris, spédfalemenl pendant la capUvité de François [*^

' Très-ancienne, puisqu'elle existait déjà sous ce nom au treizième sicicle, ouverte sur des Jardins, probablement ceux de l'Hôtel Saint-Paul, qui aboutissaient à l'enceinte de Philippe-Auguste. Elle allait de la rue des Prêtres à la rue des Barrières (Plan de Comboust, planche II). Il y avait Jadis un très-grand nombre de rues des Jardins, dont le nom avait la même origine, par exemple les rues modernes des Rillettes, de la Feuillade, du Pot-de-fer Sabat-Sulpice, etc.

Pour disposer à vostre usage?

De grâce, acceptez-les, et souffrez à rinstant Que, pour m'en retourner content.

J'en cueille sur tostre visage.

LA JARDINIERE.

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