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LES BONS ENFAKS, AUX DAMES

Que nostre bonté vous convie,

Beautez, délices de la vie,

A bannir ces dures rigueurs

Qui nous dérobent vos faveurs !

Pauvres enfans à la bavette,

Nous avons la langue muette,

Et couvrons une affection

Avec tant de discrétion

Que, nous montrant hommes pour faire,

JNous sommes enfans pour nous taire.

ENTRÉE XTIL La rue de C Homme- Armé*,

l'homme ABMÉ, aux DAMES.

Chères beautez, chassez la peur :

Ce n'est pas contre vous que j'éprouve mes armes.

Puisque vos victorieux charmes

Triomphent déjà de mon cœur.

Un seul de vos regards dont mon a me est frappée Est plus à redouter que mille coups d'épée.

' Cette rue, qui va de la fue Saint-Honoréà la nieBaiilif, commença à être nommée ainsi dans le courant du treizième siècle, parce qu'on y avait construit en 1208 un collège pour IVducalion de treize pauvres écoliers, dits btmt enfants (t)oni puerl ).

> Allant de la rue Sainle-Crok de la Bretonnerieà cile des Blancs-Manteaux. Son nom lui venait probablement d'uue enseigne.

Iji rue Michel'le- Comte et la rue Comtesse-d'^rtvis'.

MICHEL LE COMTE, ▲ LA COMTESSE d'ABTOIS.

. Ne peDsez pas que vostre orgueil Me puisse conduire au cercueil,

Trop altière comtesse : Je quitteray vos cruautez, Et j'iray parmy ces beautez

Faire uue autre maistresse.

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