‹ Les contemporains de Molière:Chapitre 177 sur 325 · LES JUIFS, AUX DAMES · texte numérisé non relu

LES JUIFS, AUX DAMES

Que nostre nom ne vous étonne, Beautez, qui nous savez charmer.

Nostre loy n*est-elle pas bonne, Puisqu'elle nous permet d*aimer?

* La me Mfchel-le-ComtP, de la rue Beaubourg à la rue du Temple, portait déjà fta milieu du treizième siècle ce nom, dont ou ignore rélymologle. La rue ComtesM-d*Artoifl, qui a perdu son titre, allait de la pointe Saint-Eustactie à la me Maueonflcil, et s'appelait ainsi de THôtel d'Artois qui y atlen%it.

' Cette me, qui est la prolongation, en retour d'équerre, de celle des Rosiers, aa Marais, dentelle porta d'abord le nom, ne s'appela rue des Juifs qu*au seizième siècle, sans doate après être devenue, avec les rues Judas, de la Juiverie, etc., an des repaires de cette race maudite <|ue la haine publique parquait dans certains quartiers de Paris. Ce nom lui Tut donné à la suite de plusieurs proranatlons suooeMfves dont une statue de la Vierge y avait été l'objet, de 15*28 à I65I, el qn'OD attribua aux Juifs.

OOKTEHP. DE MOLliBE. — II. 19

Accordez à nostre souffrance La légitime récompense Par un traitement qui soit doux^ Kt vous entendrez bientostdire Qu'il n'est homme qui ne désire .

De devenir juirs comme nous.

iM. rue Pierre-au-Laici'.

LES LAICTiÈRES.

Nostre liqueur est excellente :

Elle a le blanc, elle a le doux ; Chacun s'en vient fournir à nous.

Et pas un no s'en mécontente.

Nous la soufflons au chalumeau, Nous en faisons un doux mélange , Et, par un agréable échange, Nous donnons du laict pour du beau.

ENTRÉE XVII

La rue des Cinq-Diamans \

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