DE CARESME-PRENANT
Ce jour-là^ le peuple uous trouble; L'Hostel, tout grand qu'il est, est pour luy trop étroit;
CepeDdant pas un rouge double
Ne s^offre, ny ne se reçoit '.
Si chacun vante ce qu'il aime
Je vous annonce maintenant Que nous devenons tous amoureuse de Caresme Puisqu'il nous traite mieux que Caresme-prenant.
Pour un VIEILLARD habillé en Gautier >.
AUX DAMES
Parfaits objets de la nature
Qui , par vos rares qualitez ,
'Avez tous mes sens enchantez,
Voyez ma plaisante avanture !
Pour vous j'invoque les destins ,
Et, malgré ces esprits mutins,
Je fpray voir par cette danse
Que, si les ans m'ont abattu , J'ay toujours conservé ma première vertu , Et que si je suis vieux , ce n*est qu'en apparence.
■ Les oomédieos de l'Hôtel de Bourgogne avaient gardé comme une tradition d6B Enfants mos souci l'tiabilude d*ailer, au Jour du mardi gra^, diverUr la multUndcious les piliers des Halles (V. le chapllre III de notre Tableau du f'ieuz Paris i les Spectacles populaires, Denlu, 1&63, in-fi). Ils durent y renoncer à une époque qui n*est pas très-ncUemeiit connue. Ce passage semble prouver qu*à la date de ce ballet ils avaient remplacé les Jeux des Halles par une représentation grataite dans PHôtel de Bourgogne même.
»Eo Gaultier- Garguil le. Ce fameux bouffon de l'Hôtel de Bourgogne était devenu un type. II avait pour accoutrement 'ordinaire sur le théâtre, dit Sauvai, « une espèce de bonnet plat el fourré, point de cravate ni de col de chemise, une camisole qui descendoit jusqu'à la moitié des cuisses, une culotte itroite, qui vcDoit le joindre aux bas, dessous les genoux ; une ceinture de laquelle pendoit onc gibedère, et un gros poignard de bois passé dans la même ceinture. • On peut compléter ces indications sur son costume à Talde des nombreuses estampes où on le trouve représenté, et surtout des portraits que nous en ont laissés Bonsiet et iiurabam Bosse.