NOTICE SUR LES VRAIS MOYENS DE PARVENIR
comme ou \wut le voir dans la Gazette; et avant 1049 on ne fait jamais intervenir dans les liallets la personne du roi , qui était encore trop jeune pour être ratMé à ces divertissements.
Nous ne trouvons dans la Gazette tpi'uiie seule relation qui puisse se rap|K)rter à cette mascarade ; c'est la suivante.
«« CeiM'ndant Taclivité du Roy et le plaisir que S. M. prend à entretenir la merveilleuse dispositipn de son corps luy faisant agréer le divertissement de la danse, Tun des plus conformes à son âge, S. M. dansa devant la Reine le mesme jour 1 2 (juin 1051 ) un)Hnil ballet fait en vingt-quatre heui-es, dans le jardin du Palais-Cardinal, sur un haut dais éle\é xiaus une salle dressée à rinstant à la façon de ces palais enchantés des ramans, tapissée de feuillages rourl)és en l>erceau et ornée' de tous les autres paremens naturels de la saison, — la((uelle salle étoit encore couverte d*une grande toile cirée ]K)ur défendre du veut le nombre extraordinaire de lumières appuyées sur dw chandeliers de cristal ; dans le fond duquel ap|>artement champestre, le Palais Rrion (1), éclaii-é d*une infinité de lanternes de toutes couleurs aux armes du Roy, formoit une très-agréable i>er8i)eclive, laquelle jointe à l'adresse de S. M., qu*on ne se lasse point d*admirer, causa un si grand contentement «|u*elle fut priée de le redanser, comme elle fit, le 15 ensuivant, en pivsence de la Reine, de Mademoiselle, de la princesse de Carignan, de la princesse Louise, et pl^scpie de toute la Cour. » {Gazette du 17 juin 1651.)
Loret ne dit qu'un mot de ce ballet, dans sa lettre du 18 juin :
Le dit jeune Roy
Son troisième ballet dansa.
Ce ne fut en chambre ny salle Que pai-ut la danse royale Mais au jardin , à |mmi de frais.
Toutes les circonstances se rapportent parfaitement à notre mascarade, sauf une seule : il ne ivssort pas du livret «pie nous allons reproduire que le roi y dansa, bien cpi^un y fasse intervenir son nom ; mais le contraire n'en ressort pns nettement non plus. D'ailleurs, en deliorê de celui-ci, il ne nous reste pas un Imllet aucpiel puisse s'appliquer la description que nous venons de reproduire, et, d'autre part, cette ix^lation est la seule aussi qui puisse se rapporter à notre mascarade, dont la Gazette a dû nécessairement rendre comjite, comme de tous les divertissements donnés au Palais-Royal, en présence du jeune monarque.
(1) M Pelït forpa de logis qae le duc d'Anville a fait basiir par ordre de S. M. ▼!•à«Ti« le mail du Palais-Cardinal, vl deaseiguA par Elle pour «es dirertistemens particuliers et Taqner aoi desiFos de ses fortincatioos et autres études matbéroatiqaes, — ledit palaia ainsi appelé du premier nom que portoit ce dur. » ( Gatetteàu 9 septembre 1651.)
LES VKAIS