PREMIÈRE ENTRÉE
/^«//'o/^PABQUFs, /a TRISTESSE et la VIEILLESSE Viennent à desscin de marquer le désordre des ténèbres et de la Muify et après avoir dansé, elles entreprennent un Hécit. Mais venus descend du ciel, qui les interrompt et les chasse^ et , après avoir chanté, elle fait danser les jeux', les ris ^ Thymen et le dieu gomus, qu'elle introduit en leur place.
Bien que nous n'ayons pas tout à fait Fair galant , Il n'est bruit que de nos couquestes*,
1 Ces vers désignent clairement la demeure splendide de HeA^elIn, surtout sa maison d^Essonne, que la reine Christine voulut voir comme une des mervcUies de la France, lors de son séjour à Pari^ en iôôtt. La Rein lion de ce qui s'est passé à l'arrivée de la reine Christine de Suéde à Esionne^ en la maison de M» Hesselin, dont nous avons cité un fragment dans notre notice préliminaire sur les k>allets de cour, donne une idée de toutes les mapiiiliceoces qu*il a\ail accumulées dans ce iogt« \raimenl royal, ou il exerçait une l)o»pita:ité princiére (V. Loret, lettre du 28 nov. 1654). La dernière sfropiie Tait librement allusion aux liabltudes de générosité galante de ce Fouquet au peUt pied , et Benserade y revient encore plus loin.
> Le Jeu est caractéribé par un damier, ouvert sur sa poitrine, des cornets en gaise de nwuds de rubans aux épaules , des carli s étalées sur le devant de la coiffure et pi ndues a la ceinture, des dés au pourpoint |)our l>outons, etc.
'Espèce de costume de fou de. cour, avec toutes sortes de plumets et de fanfreluclies.
Nous avoDS pour cela toujours les armes prestes, Et l*on arrive à nous , mesme eu s'en reculant. Les plus belles n'ont point de traits comme les nostres , Contre nostre pouvoir c'est en valu qu'on s'émeut ; On nous prend pour danser tout le plus tard qu'on peut , Et c'est nous qui prenons les autres ' . /
ExNTRÉE IL RÉCIT