‹ Les contemporains de Molière:Chapitre 256 sur 325 · CHACUN FAIT · texte numérisé non relu

CHACUN FAIT

LES BERGERS

Pour la bien recevoir, Flore, que ferons- nous ?

FLORE

Qu*à danser un ballet vostre troupe s'appr^ste ; Meslez-y des concerts de voix et dMnstrumens : Peut-estre elle aymera ces divertissemens.

LES BERGERS

Danser dessus Therbette Le soir et le matin Au sou de la Musette Avec Lize et Catin, Et faire pour elles Chacun à son tour Des chansons nouvelles Qui parlent d*amour.

C'est ce que nous sçavons, nous et nos camarades ; Miis donner des concerts , danser des mascarades, Fiore, c'est le métier des galans de la cour.

FLORE

Que de les imiter vostre trouppe se pique , Tel est l'usage d'aujourd'huy :

Chacun fait le métier d*autruy.

LES BERGERS

Changeons donc en ballet nostre danse rustique.

FLORE

IMosme, pour prévenir l'importune critique, Faites que ce ballet explique Comme chacun veut aujourd'huy Se mesler du métier d'autruy.

LE MEFIER D'AUTRUY. ^9â

FLOBB et les BERGERS ensemble.

Alesme, pour prévenir Timportune critique, Faisons, etc.

Trois SUISSES, allarmés de la nouvelle de la paix et de la gelée des vignes y craignant de n'avoir plus d'employ nyàla guerre ny dans le cabaret^ se réduisent de bonne heure au métier de porteurs d'eau.

Vous trouverez sans doute étrange Que ces Suisses» friands du jus de la vendange. Portent de ces deux seaux Tincommode fardeau;

Mais ce que vous en devez croire,

Cest qu'ils ne vous portent de Feau

Que pour avoir du vin à boire.

Une troupe de GVEUX, ne se souvenant plus de la misère de leur condition, font le métier de gens aisés, en se régalant entre eux (tun magnifique repas.

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