LL HALÎ.FT ROYAL
Pour MADEMOISELLE DE MOBT£MART| btrgére.
Que cett« Bergère wt belle !
A-t-elle pas un défaul?
Un Berger qui soît digne d*elle, N'est-ce pat tout ce qiril lui fiut ?
A quiconque pourra tant faire Que de la ranger sous sa loy , La bonne affaire , L'heureux eniploy • î
Pour MADBMOisKLLK DE SAi>T-s!MON ■, btrgére.
(lardez-voiis de ces lis, gardez- vous de ces roses ! Qui ne s'en gardera ne sçauroit faire pis. Ha ! qu'elle est dangereuse en gardant ses brebis ! Kile a des yeux brillans qui disent mWh dioses;
Mais ils en'donnent à garder A qui plus qu'il ne faut ose les rt^garder*
Pour MADEMOISELLE Dl£ LA VAixiKRE, bergère.^
Non , sans doute, il n'est poiut de Bergère |)lu8 belle ; Pour elle, cependant , qui s'ose déclarer?
' Cfs vers, comme c<ux que nous verrons jiUis loin, à la T fnirée, s*appliqueDt certainenient au mariage, al(»ra décidé el trèk-pmchnin , de Mlle de Morlemart avec le marquis de M()i)le>pan , (|u*elle épousa le o fivrier suivant. Mais on sait que, en dépit des |)roiio&(ii's de Benserade , le mari nVul pas à se louer de cet heuveux emploi,
' La piicrile de Saint-slmoi*,
Tille 4'un duc de gr«n<l renom Et d'une tiièrc Torl cliarinnnlr ; Fille dont la beauté naUsanio Se rend digne de Jour en Jour D'admiration rt d'amotir ; Fille enfin, le rare modèle D'une Ame si noble et ti belle, Qu'on peut nommer l'amr et le eorf.s Deux Incompariiblcs Iroors.
IIOUET, l. MA . I".
j L'agréable de la Valliere
<>ul, d'une excellente minicre.
VX d'un uir plus divin qu luim.iin, D.insa In houlette a l.i mniti, l'uls après, rlian;;eant la eadence, Fn amazone, avec la lance .
Avant le port et la lirrté D'une belle de qnalUé.
Os derniers vcrs«e rapportent à la 7' entrée.
La presse n'est pas grande ù soupirer pour elle , Quoy qu'elle soit si propre à faire soupirer.
Elle a dans ses beaux yeux une douce langueur; VA bien qu'en apparence aucon n'en soit la cause, Pour çeu qu il fust permis de fouiller dans son coeur, On ne iaisseroit pas d'y troover quelque chose.
Mais pourquoy là-dessus s'étendre davantage ? Suffit qu'on ne sçauroit en dire trop de bien; Et je ne pense pas que, dans tout le village , Il se rencontre un cœur mieux placé que le sien '.
Pour MADEMOISELLE DE SEVIG?iV».
Déjà cette Beauté fait craindre sa puissance , Et pour nous mettre en butte à d'extrêmes dangers, Elle entre justement dans l'âge où l'on commence A distinguer les loups d'avecque les bergers ^
Le MARQUIS DE RASSAH, représetitaut un berger.
Je porte pen d'envie Aux bergers dont la vie Est pleine de douceur; IMa fortune est meilleure Si je trou>^ mon heure Où j'ay perdu mon coeur.
' Allusiou , à mois couverts, à Tamour du roi pour Mlle de la Yallière.
1 CeviKny, pour quk rassemblée
Ëlolt de roerveiltes comblée; Chacun paroisfoU enchanté be sa danse et de sa beauté ; Fille Jeune. Aile brillante, Fille de mine rtrlaunte.
(I.ORF.T. XIV, 10.1
Ixtret écrit assez souvent Cevigny^ mais quelquefois Sevigny, comme fienserade, Bussy, ScarroD, Monireuil, etc. C'est à bon droit que Loret loue sa danse, en méiiie temps que son éblouissante beauté. Elle dansait à merveille, et dix-sept ans après ( 29 sept. 1680 ), M»« de Sévigné rappelait encore or^adlteuBenent a sa iille n le petit pas admirable » qu'elle avait fait n sur le bord du théâtre. * C'était la première fois qu'elle paraissait dans un ballet ; mais ce ne fut pas la dj^rnière : Tannée suivante, elle représentait un Amour déguisé en ISymphe maritime^ dans le Ballet des Amours déguisés^ et en IG65, elle était diorgée da rôle d^Omphale, dans le Ballet de la Naissance de friius.
' Françoise-Marguerite de Sévigné , née en ici8, était alors dans sa quinzième année.
h'j2 LE BALLET ROYAL