‹ Les contemporains de Molière:Chapitre 273 sur 325 · RÉCIT DE JUNON · texte numérisé non relu

RÉCIT DE JUNON

SUR LES BICHESSES'.

Je répands sur les humains

La richesse à pleines mains :

Aussi pour mes autels la ferveur est extrême. Parmy tous ses attraits , ses charmes , ses appas ,

Amour Tavoueroit lui-mesme ,

La richesse ne nuit pas.

Soyez beau , soyez bien fait , IS'ayez rien que de parfait , Pressez et soupirez , aGn que Ton vous aime , Parmi tous ses attraits , etc.

ENTRÉE IIL COUBTISANS , chargés (Corfévrerie,

r02<r /6 COMTE D*ABMAGNAC 9 COUrtlSOn,

Vous estes courtisan; c'est une race d'hommes Beaux, diseurs de bons mots , jeunes, adroits, galans, Et qui, parmy tout For dont on les voit brillaus, D'ordinaire chez eux n'ont pas de grandes sommes *.

t Chanté par Mlle Hilâire.

* Rien de plua commun que ces railleries sur le contrasie qui existait si souvent entre les habitudes de luxe et la pauvreté des courtisans. D*Aubigné ne s*en est pas fait faute dans le Baron de Fanette. On lit dans les Loix de la Galanterie (ioi4), à propos des gentilshommes : • Leur condition les obligeant à faire plus de

Pour le COMTE de seki, qui devoit représenter un goi:btisa>'.

Il n'est pas trop nécessaire

Qu'un courtisau soit sincère ,

Et cependant je le suis,-

Demeurant tant que je puis

Dans la bonne et droite route.

Vous n'en serez jamais en doute , Pourveu que vous en consultiez Mes amours et mes amitiez:

Pour le MABQU1S DE OENLis^ courlisau.

Ou pardonne ù ma taille, on pardonne à ma mine ; Mais ce n'est pas nouveauté Qu'à la cour on m'examine .

Sur le fait de la beauté.

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