RÉCIT DE JUNON
SUR LES BICHESSES'.
Je répands sur les humains
La richesse à pleines mains :
Aussi pour mes autels la ferveur est extrême. Parmy tous ses attraits , ses charmes , ses appas ,
Amour Tavoueroit lui-mesme ,
La richesse ne nuit pas.
Soyez beau , soyez bien fait , IS'ayez rien que de parfait , Pressez et soupirez , aGn que Ton vous aime , Parmi tous ses attraits , etc.
ENTRÉE IIL COUBTISANS , chargés (Corfévrerie,
r02<r /6 COMTE D*ABMAGNAC 9 COUrtlSOn,
Vous estes courtisan; c'est une race d'hommes Beaux, diseurs de bons mots , jeunes, adroits, galans, Et qui, parmy tout For dont on les voit brillaus, D'ordinaire chez eux n'ont pas de grandes sommes *.
t Chanté par Mlle Hilâire.
* Rien de plua commun que ces railleries sur le contrasie qui existait si souvent entre les habitudes de luxe et la pauvreté des courtisans. D*Aubigné ne s*en est pas fait faute dans le Baron de Fanette. On lit dans les Loix de la Galanterie (ioi4), à propos des gentilshommes : • Leur condition les obligeant à faire plus de
Pour le COMTE de seki, qui devoit représenter un goi:btisa>'.
Il n'est pas trop nécessaire
Qu'un courtisau soit sincère ,
Et cependant je le suis,-
Demeurant tant que je puis
Dans la bonne et droite route.
Vous n'en serez jamais en doute , Pourveu que vous en consultiez Mes amours et mes amitiez:
Pour le MABQU1S DE OENLis^ courlisau.
Ou pardonne ù ma taille, on pardonne à ma mine ; Mais ce n'est pas nouveauté Qu'à la cour on m'examine .
Sur le fait de la beauté.