DU SEIGNEUR DE PBOYINCE
Par Af. d'estival,
yiccompagné de deux valets innocens^
Il signor valeaio et ottàvio.
Sur mon pallier de province Nul n'est plus heureux que nioy ; Ma noblesse n'est pas mince, Sur mon pallier de pro\'ince.
J'y suis plus content qu'un Prince Kt peut-estre autant qu'un Roy.
Sur mon pallier de province Nul n'est plus heureux que moy.
La belle et noble Assemblée Qui doit arriver icy, Ne me prendra point d*emblée, La belle et noble assemblée : EUe aura de l'échinée Et de bons daindons aussi, La belle et noble assemblée Qui doit arriver icy.
JL« CAPITAINE dPun chasteau voisin arrive avec sa femme; le SEIGNEUR leur fait en chantant le compliment qui suif, et eux luy répondent par signes, et dansent.
Capitaine, m. de lully; «a Femme, m. dolivet.
Ah ! Monsieur le Capitaine, . Vous soyez le bienvenu ; M"« de la Fontaine, Ah! Monsieur le Capitaine, Vous m*avez pris sans mitaine, Je ne l'eusse jamais cru .
Ah! Monsieur le Capitaine, Vous soyez le bienvenu !
Quatre éguyees, amenant par la main quatre vieilles demoiselles, qui s étant cotisées pour louer un carosse, viennent voir le Seigneur. Elles prennent leurs places, et voyent danser leurs écuyers.
Écuyers, MM, d'heubeux et beaughamp^ les sieurs bonabd et LA piebbe.
EiNTRÉE m.
L€ plaisir que les vieilles ont pris à voir danser leurs écuyers et d'estre bien receues du maistre de la maison, leur donnant envie de danser, elles font aussi une entrée.