‹ Les contemporains de Molière:Chapitre 284 sur 325 · DU SEIGNEUR DE PBOYINCE · texte numérisé non relu

DU SEIGNEUR DE PBOYINCE

Par Af. d'estival,

yiccompagné de deux valets innocens^

Il signor valeaio et ottàvio.

Sur mon pallier de province Nul n'est plus heureux que nioy ; Ma noblesse n'est pas mince, Sur mon pallier de pro\'ince.

J'y suis plus content qu'un Prince Kt peut-estre autant qu'un Roy.

Sur mon pallier de province Nul n'est plus heureux que moy.

La belle et noble Assemblée Qui doit arriver icy, Ne me prendra point d*emblée, La belle et noble assemblée : EUe aura de l'échinée Et de bons daindons aussi, La belle et noble assemblée Qui doit arriver icy.

JL« CAPITAINE dPun chasteau voisin arrive avec sa femme; le SEIGNEUR leur fait en chantant le compliment qui suif, et eux luy répondent par signes, et dansent.

Capitaine, m. de lully; «a Femme, m. dolivet.

Ah ! Monsieur le Capitaine, . Vous soyez le bienvenu ; M"« de la Fontaine, Ah! Monsieur le Capitaine, Vous m*avez pris sans mitaine, Je ne l'eusse jamais cru .

Ah! Monsieur le Capitaine, Vous soyez le bienvenu !

Quatre éguyees, amenant par la main quatre vieilles demoiselles, qui s étant cotisées pour louer un carosse, viennent voir le Seigneur. Elles prennent leurs places, et voyent danser leurs écuyers.

Écuyers, MM, d'heubeux et beaughamp^ les sieurs bonabd et LA piebbe.

EiNTRÉE m.

L€ plaisir que les vieilles ont pris à voir danser leurs écuyers et d'estre bien receues du maistre de la maison, leur donnant envie de danser, elles font aussi une entrée.

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