FAITE PAR UN GENTILHOMME
/ieilies, M, le duc de sàint-aignan, 3/. de mollieb, les sieurs DE G AN et DES AIES le jeune.
iLe SEIGN BUB, po2/r miVt/x régaler les demoiselles , fait venir ses deux FILS, suivis de leur pbégepteub, tous deux fort incommodés de leur personne aussi bien que leur maistre.
Précepteur, m. paysan. EnfanSy les sieurs le chantbe et de
LOBGE.
ExNTRÉE V. * .
Un B0UBGE01S d'une petite ville voisine arrive avec sa femme et sa FILLE, accordée au fils aisné de la maison, dont la taille paroist d'autant plus extraordinaire qu'étant quasi géante, ils sont si ragots qu'ils en sont presque nains. Le seigneub, les voyant venir, surpris d*un transport de joye, dit à lubin, précepteur de ses enfans :
Lubin, fais sonner le rebec, Qu'il donne pavanne ou bourrée ; Après un grand salamalec, Lubin, fait sonner le rebec.
Car je vois le beau petit bec De mon Ois aisné Laccordée ' .
Lubin ^ fais sonner le rebec Qu'il donne pavanne ou bourrée.
Père, LE PETIT VAGNABD. Mère j LE PETIT DES AIBS. La Fille , le
sieur yaonard.
Mais comme la vie magnifique de ce bon Seigneur ne ta pas laissé sans debtes^ deux sebgens a yebge viennent, dont Pun luy apporte un exploit^ et l'autre danse, accompagné de quelques
BECOBS.
' Sic, Il faut lire saos doule, ou du moins comprendre : « de raccordée de mon fils aisné, •
RECIT
DU SEBGENT A VERGE, Par M, BLONDEL.
Moy q\ii suis un sergeul à verge Qu'où void toijyours deçà delà.
Sans craiudre fusil ,'^ni flambergc , Ny Fanfaron, ny Quinola, Malgré tes dents et ta canaille , Je viens , sans dire : Qui va là ?
Parmy tes chiens et ta volaille, T'apporler Texploit que voilà.
ije SEiGNEUfi, irrité de Vinsolence du sergent, appelle le pbécep- TEUB à $on secours pour le battre, et luy dit en chantant :
Lubin , prenez mes deux garçons , Et qu*on chasse ce téméraire :
A quoy servent tant de façons ?
Lubin , prenez mes deux garçons, Et qu'avec de bons gros bastons Chacun d'eux Tétrille en compère.
Lubin , prenez mes deux garçons , Et qu'on chasse ce téméraire.
Sergent qui danse, le sieur mebcier. Recors, messieurs manceau et la marre, les sieurs des airs taisné et magky.
Cependant quatre servantes viennent faire des reproches au seigneur d'avoir assemblé cette grande compagnie, qui détruit sa basse-cour; il leur repart avec injures. Deux d* entre elles ne laissent pas de danser en se mocquant de luy, et les deux autres luy chantent ces vers :
PREMliiRE servante.
Quel désordre , quel tintamarre \ Vous jettez ainsi vostre bien.