‹ Les contemporains de Molière:Chapitre 293 sur 325 · DE MNÉMOSINE ET DES MUSES · texte numérisé non relu

DE MNÉMOSINE ET DES MUSES

MN£MOSi>E », M"** Hiiaire.

Enfin , après tant de hasards , Nous découvrons les heureuses provinces Où le plus sage et le plus grand des princes

Fait assembler de toutes parts La gloire, les vertus, l'abondance et les arts.

Uangeons-nous sous ses lois , il est beau de les suivre ; Rien n'est si doux que de vivre A la cour de Louis, le plus parfait des rois.

' i ;Vst la Mémoire.

âSr. LE BALLKT ROYAL

MNFMOSINE.

Mvant sous sa conduite , Muses, dans vos concerts, Chantez ce qu'il a fait , chantez ce qu'il médite , Et portez-en le bruit au bout de l'univers. Dans ce récit charmant faites sans cesse entendre V Tempire fraiiçois ce qu'il doit espérer, Au monde entier ce qu'il doit admirer.

Aux rois ce qu'ils doivent apprendre.

LES MirSKS.

Rangeons-nous sous ses lois , Il est beau de les suivre ; Rien n'est si doux que de vivre A la cour de Ix)uis , le modèle des Rois.

Tous les Arts établis déjà dans le royaume , s'étant assemblés|de mille endroits pour recevoir plus dignement ces doctes filles de Jupiter, auxquelles ils croient devoir leur origine, preuneut résolution de faire en faveur de chacune d'elles une entrée particulière. Après quoy, pour les honorer toutes ensemble, ils représentent la célèbre victoire qu'elles remportèrent autrefois sur les neuf filles de Piérus.

LES NELF S(*XBS.

Mtfsea c/iantanfes :MQSsm\rs le gros, fernon raisné, ferno^ le Jeune, LA^^IE, cottereau; sai>t-jfan et bl;ffegwi>, pages (le In ynv si que de la chambre; augcr et luden, pages de la chapelle.

les sept arts.

Messieurs hedoi i\ , i>*estival, Gi?iGA.\, dlondel, rebel,

MAGNAN et i\k\V..

UÈCIT DE 1.4 MÈMOIHL .

(JiU n'est point chanté.

C'est nioy qui de l'oubly sauve les noms célèbres , VA des temps éloignés dissipe les ténèbres ;

Kii vain pour l'avenir travaille un puissant Roy : C'est autant de perdu sans^moy.

Jamais rien n'égala sa force et sa lumière ; Mon employ n'eut jamais de si noble matière : Aussi , quoy que le monde entreprenne aujourd'huy, C'est autant de perdu saus luy.

Pour L'BAKiE, à qui Von attribue la connoissance des cietix, on représente les sept planètes , de gui ton contrefait T éclat par les brillans habits dont les danseurs sont revestits.

ASTBKS ET FLAMETES.

Pour les ASTRES el les rLA>ÈTKS.

Astres , ce point n'est pas en évideiK'e Si c'est par vous que le monde se meut : Vous voilà tous occupez à la danse ; Le monde va cependant comme il peut.

LES SE ITT PIJINETES , JiriTER, le SOLEIL, MKRCIBE, VÉKLS, la LUNE, MARS et SATURNE.

Le Soleil, Monsieur cocquet; Jupiter, du i»row«; Mercure, s\i>t-andre; remis f des airs Valsné; La Lune , des-airs- (iALANT; Mars, Monsieur de souville; Saturne, noblet raisné.

lUnir honorer melpo^ièine, qui préside à la tragédie, C on fait paroistre ptrame et thisbi, qtU ûnt servff de sujet à Fune de nos plus anciennes pièces de théâtre *.

' Dans d'autres exemplaires : Jupiter, M. le duc le Saint-Afgnan ; le Soleil, M. Coc. (|uet. Le reste comme d-4emes.

3 C'est-à-dire à la tragédie de Théophile de Viau, Jouée à Thôtel de Bourgogne eo 1017, et qui avait eu un très-grand succès.

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