‹ Les contemporains de Molière:Chapitre 300 sur 325 · MADAME DE VILLEQUIER , MUS · texte numérisé non relu

MADAME DE VILLEQUIER , MUS

Ce que vous dites là ne fait rien contre nous , >y contre nostre sort qui nous semble assez doux. Quoyque vous possédiez un esprit admirable , Si vostre sentiment ne nous csl favorable , Se peut'-il pas changer dans une autre saison , Klant de vostre goust, non de vostre raison?

■ Louise-Marie d'Arquien, dame d'atours de la reioe Marit'-Tliérèse, Ulle de Henri de la Grange, marquis d*Arquien , capitaine des gardes suisses de Monsieur, mariée ie 2u Janvier IGCU au marquis de BéUiune. Dans son compte-rendu du ballet des Amours dvgHiscs, Loret confirme les vers de Benserade , en louant Veiprit fort sage de M"«" (PArquien, en même temps (|ue ses yeux et son visaye {Muse fffslor., I. XV, -27), et Robinet parle aussi de sa belle et Ji ne langue (22 nov. IG65).

^ Marie-Julie de Sainte-Maure, iilleduduc de Monlausier et de Julie de Rambouillet, crémière dame d'Iionneur de la reine Marie-Thérèse. Elle avait épousé , en mars lOCi ( voir Lorel, lettre du 22 mars), Emmanuel de Crussol , II*- du nom, qui devint duc d'U/ès en I07i. Elle était née, pour ainsi dire, en plein hôtel RamlKiulllet, dans le sanctuaire des Muses, et i*on pouvait dire dVIle qu'elle avait été '< l)crc'éeauiioiix bruit des chansons. »

DES xMUSES. r>(!)

. MADEBIOISELLE DE LA MOTHE \ Piéride.

A6n de terminer le débat où nous sommes , Je ne suis pas d*avis que l'on s'adresse aux hommes ; Ainsi qu'a nos moutons retournons à nos dieux : Nostre accommodement par là se fera mieux, Quoyque de haut en bas ces dieux , peu favorables , Regardent les mortels comme des misérables.

MADAME LA COMTESSE DU PLESSIS*, MuSC.

Importuner les dieux avec nos diff^rens ? Ils ont bien autre chose a régler que nos rangs. Si le monde pour eux n'est qu'une bagatelle, Jugez comme ils iront traiter nostre querelle. De nous-mesmes taschons d*adoucir nostre fiel ; Tenons-nous à la terre , et laissons là le ciel.

MADEMOISELLE DETOUSSY, Piéride.

Vostre moralité passe ma suffisance; Quant à moy, je suis jeune, .et j'arrive, et je danse. A l'heure que je parle il ne me manque rien. Et tout allant ainsi ^ je crois que tout va bien ; Que je me trompe ou non , mais enfin je soupçonne Qu'étant comme je suis l'on ne cède à personne.

MADAME DE BOCHEFOBT^, Muse.

£t voilà justement le party du bon sens ,

De sçavoir en soy-mesme, avec les connoissans^

' Fille d*honneur de la reine, qui avait succédé h M>lc de Li Porte , lors du mariage de celle-ci en 1665.

'Dame d'honoeur de Madame, femme de ce comte du Plessis que nous avons vu figurer dans le Ballet de la iVut/. « Elle s'appeloit I^ Loup, et étoit fille de Belleuave, et riche. » Elle se remaria plus tard avec Clérembault, bat-officier de Monsieur. ( Voir les Mémoir. de Saint-Simon, Hachette, in-i2, 1. 1, p. 187.)

3 n y avait plusieurs malsons de Rocheforl. Nous ne pouvons dire au Juste si Mme de Rochefort est Marie de Salonier , dame de la Vallée , qui avait époûsé,.eo icb6, Jean de Rochefort-d'Ally , chevalier, comte de Jozeran, ou M"« de Rohan, mariée en 1664 an comte de Rochefort (Loret, 1. XIV, p. 64 et 68), ou MUe de Laval, qui épousa le marquis de Rochefort en 1662 (Loret, 1. XIII, p. 66), ou encore MIIeFouquet, mariée à Rochefort, marquis de la Boulaye, en août 1658 (Loret, 24 août). U n'est guère possible que ce soit Mlle de Rohan, car, après celte union, son mari prit le Utre de M. de Soubise , sous lequel elle serait désignée Ici. C*est probablement Mlle de Laval.

CONTEMP. DE MOUÈIie. —-H. 39

f.ro LE «ALLKT ROYAL

Qu'à personne en mérite on n*est inférieure : Ce mou?ement secret de joye intérieure Nous plaist, BOUS entretient, bous flatte, et i Une piovifiioD en atteodant J'arrest.

M ADBHOTSELLB DE FIEHIfVS * , i^lWg.

Est*ce qu'on s'en tient là quand on a bonne came?

Veut- on pas que le monde en sçaclie quelque chose?

Il s'agit du triomphe, ensuite du combat;

S'il y va de gloire , il y faut de l'éclat ,

Mesme que plus d'un juge en ait la conBaiw—i ;

Et, dans un intérest de pareille in^Mirtanœ,

Il faut que l'équité fatise droit à chaeuu ,

Et, pour y voir bien clair, deux yeux néoÊi f li ^ftai.

IIADAME IIE XA.VALLIEEE^ AflUT.

Vous pourriez ajouter encore à voflre i Que, fans de plusieurs ne se rapportant guène. Lorsque le différeDë se trouve «al réglé. De quelq^^'un à qocAqu^antre il en est appelle. Moy, comme je me sens contre vous bien CoBéée, J'entends que sans retour l'afTaire soit vuidéc.

MADAME DU LUDRE % Piéride.

Pour corrompre personne , au moins je ne ctoIs pas Qu'on me soupçonne iey de faire bien des pas. Pourquoy mesler le droit et la chicane enseadile? Quand on est raisonnable il suflh , ce me aenÉie, Sans que la ruse et Tari s'y trouvent envoyez. De se montrer au juge , et loy dire : V^^ies.

> Filled*biMiiieardc MAdome. IU)binellajiomine/iinioBaaiil(fde1ilcfwe8.t£«0'v tu ven à Madame^ ûa 30 sept. 1G65. )

•Marie-kalMUIe du Ludre, ou de Ludre, ûlle d^honneur raeemimMtft tfe Vadame et de la reine. On tait que, quelques années plus tard, ses «Shannes «tCirèrent un moment l'attention du roi : 11 en est question dans les •Mèmmpet énVatohé de Choisy, dans les lettres de Mme de Sévigné, surtout cellcBitenBtmée M77,éw» la correspondance de Bussy-Rabutin, de Mme de Scudêry,-elr«

DES MUSli:S. r.il

MADEMOISELLE DE COLOGON % MusC

Vraiment vous en parlez icy bien à vostre aise, Parce que ?ous croyez n'avoir rien qui ne plaise ; Si la justice avoit un bandeau sur les yeux , Peut-estre que pour vous il n'ep irpit pa^ mieux : Quelques traits éclatans et quoy que Ton possèdi! , Avecque tout cela, bon droit a besoin d*aidc.

3IADEM0ISELLE DE BRANCAS' , Piéride.

Quelque ricbe qu'on soit en beauté , c'est un bien Dont Ton ne souffre pas qu^il se retranche rien. Je n'avois pas quinze ans que Ton m'en donn? seize; Cela me Ot dépit, et je n'en fus point aise : Il n'en est pas des ans de mesme que de for, Plus vous en amassez, moins en vaut le trésor.

MADEMOISELLE DE LA MABK^^ Mu$e,

Si vous ne vous fondiez que si^r cet avantage , J'ay de quoy disputer du costé de mon âge. li est vray que le blond fait par tout bieu du l^ruit; Mais est-ce que le Inrun n'a jamais rien produit? Kn quantité de lieux sa puissaace on redoute; On ne me l'a pas dit, mais c*est que je m'en doute.

MADA^IE.

Cette longue dispute à la fin me déplaist i

Qu'on se taise, et laissons la chose coiiu^eelle est^.

* Louise de CoCllogon, depuis iian(ttii£ de Cavoie, fiUe d^honneiir de la reine. > Probablemeot Gabriuile de Braiicas, qui épousa en 1674, Jos. de Valtwile,

marquis de Tourves, présideot au parlement d*Aix. Loret la cite, avec plusieurs autres iilles d*t)ounear, tant de Madame que des deux reines, parmi les beautés du temps (i. XII, p. 142) ; et ailleurs (I. XIII, p. 30) il loue la blancheur incompa' rabiâ de tes traiu purs et 4élicaU; il y revient ^encore piiis ^i^. long co lieM^up d'autres endroits (XU.I> 80, XV, 58, etc.). ^'\\k ^vait été altiiquée d*ajie forte rouf;eole peu de temps avant, luits de la petite vérole au comaieooement de cette année 1666, et les gazelles de la cour ne maoïpièreiit pas de aVn oeouper.

^ Marie- Françoise Êcliallard de la Mark, sœur du comte de la Mark, tué à ConsarlNTUck, en 1676. £Ue épousa, en Juin I6A0, le comte de Laouloo, et aoucal fm 1720, à l'Age de soixaote-seiee ans. Le Pays la nomme au premier rang. Set ylva 1m>Ui>s personaes de la oomr, dans une de ses leilres, qui «il 4e IMé. {PiouvtUes fJÊiuvTês, r* partie, p. 997.)

* Nous av«os à peine iMÉOio dt faire cMsaniHer k ilgnifio«tioii véiiMMe di*

en LE IJALLET ROYAL

ENTIUÎE XIL

Trois NYMPHES, qu'elles avaient choisies pour juges de ieur dispute, viennent pour la terminer par leur jugement.

Trois NYMPHES, JUGES DU COMBAT : U ROY, le MABQUIS DE

viLLERov, et monsietir beauchamp.

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