‹ Les contemporains de Molière:Chapitre 314 sur 325 · DIANE · texte numérisé non relu

DIANE

Malgré tous mes efforts, un trait fatal me blesse , Et du fond de mon cœur je ne puis Farracber.

Qui ne peut vaincre sa foiblesse , Doit au moins la cacher.

Sombre Nuit, cache-moy, s'il se peut, à moy-mesme ; Preste à mon cœur troublé tes voiles ténébreux ,

Pour couvrir son désordre extrême ; Cache à tout l'univers la honte de mes feux , Dérobe ma foiblesse aux yeux de ce que j'aime ; Sombre Nuit, cacbe-moy, s*il se peut, a moy-mesme.

Diane se retire.

Vous qui fuyez la lumière et le bruit , Songes , rassemblez-vous dans mou obscur empire :

Secondez-moy ; c'est l'Amour qui m'instruit

A charmer la rigueur d'un amoureux martyre ;

Exécutez ce qu'il m'inspire.

Qu'Endymion en dormant soit conduit

Où Diane en secret soupire.

Songes , obéissez aux ordres de la Nuit,

Les SONGES s'assemblent, et se préparent à sjrvir Diane suivant tes ordres de fa Nuit,

ENTRÉE Xr.

Les Songes^ M. le marquis de mibepoix, M. le marquis d'Hu- MiÈRES, M. le marquis de bicheï.ieu,M. le comte d'AUTEL, M.He marquis DE mouy, M. de fbancines.

lÊk

Les PEUPLES DE CA&iE, étounés que la Déesse qui les éclaire durant la nuit n'est pliis dans le ciel , comme elle avoit coutttme d'y paroistre, s'efforcent de la rappeler par des cris et par des sons de plusieurs instrumens d'airain,

ENTRÉE XIL

Les peuples de Carie , messieurs boutteville , fàube, magnv, LESTANG le cadet, germain , dumieail , SARAZÉ, FAYiEB le cadet.

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