‹ Les contemporains de Molière:Chapitre 44 sur 325 · DAMON, MAROT · texte numérisé non relu

DAMON, MAROT

DAMON. D'où peut venir Marot, équipé de la sorte,

En habit de courrier et tout couvert de crotte » ?

S'il a perdu l'esprit, j'en suis fort arfligé. MAROT. Ouy, j'ay couru les champs , je suis presque enragé. DAMON. C'est conresser la dette, au moins c'est y souscrire. MAROT. Vous n'avez pas. Monsieur, trop grand sujet d'en rire.

Car je suis fou pour vous.

DAMON. Si chacun l'est pour soy,

Marot l'est pour luy-mesme : il est plaisant , ma foy.

Avec ce juste-au-corps, fait de vieilles soutanes.

Viendroit-il de Melun courir la poste aux asnes ? MAROT. Si vous sçaviez le mal qui vous est préparé,

Vous ne railleriez point, j'en suis fort asseuré ;

Ouy, si l'on vous disoit ce que Ton vient de fairc^

Vous mesme, comme un asne on vous entendroit braire. DAMON. Timandre s'est sauvé du logis de Clindor?

l^Ion neveu s'est battu ?

MAROT. Non , c'est bien pis encor,

Car la chose est étrange et tout à fait cruelle.

Que quelque autre vous vienne en dire la nouvelle,

Ce ne sera pas moy, je m'en garderay bien. > Sir» L*aulear ne s'est pas aperço de rinsuItisaDce de la rime«

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