SCENE IX
Moy, femme d*uu marchand! moy! Peut- oo concevoir
Qu'un air comme le mien soit un air de comptoir?
Où donc est le bon sens ? On verroit mon visage
Parer une boutique, en faire Tétalage?
JMrois d'une voix humble appeilerles marchands',
Et me donner sans cesse en spectacle aux passans!
Mon père, en vérité, la chose ne peut estre. GBiFFAUT. Nous verrous qui de vous ou moy sera le maistre. A Angélique,
J'ay fait choix d'un mary, ma fille, aussi pour vous ;
Pruneau l'apothicaire est cet honneste époux.
Je suis seur qu'avec luy vous serez fort heureuse. ANGÉLIQUE. Mon père, j'ay fait vœu d'estre religieuse. GBIFFAUT. Oh! je ne l'ay pas fait, moy, ne m'échauffez pas.
Je viens présentement de passer vos contrats ;
C'est un nœud gordien que rien ne peut dissoudre.
Vous n'avez qu'un moment, ou deux, pour vous ré-
[ soudre :
Mes deux gendres futurs vont venir pour vous voir ;
Songez, et l'une et l'autre, à les bien recevoir.
Autrement... Voussçavez ce que peut ma colère.