‹ Les contemporains de Molière:Chapitre 97 sur 325 · ACTE II, SCÈNE VII. us · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VII. us

CBispiN. Je ne me lasseray point d*attendre, quand je seray hors d'icy.

( Comme il veut sortir^ on frappe à la porte, ) Ah ! voicy bien encoce le diable ! D'abord qu*OD ouvrira la porte, je m'enfuis.

DORiNE. Garde-t'en bien, tu gasterois tout. Remets-toy proraptement.

CBisPiN. Je n'en feray rien, quoy qu'il puisse arriver . S'il a voit quelque bistoury dans sa poche...

DOBiNE. Si je n'avois oublié la clef de la cave, je te raettrois dedans.

CBispm. Fais ce que tu voudras , mais je ne m'y mettray point davantage.

DOBINE. Écoute , je vais te quérir là-haut une robe de médecin, tu

diras qu'ayant sceu qu'il devoit faire une dissection, tu venois

pour luy rendre visite. Quant au pençlu , je diray que je i'ay fait

mettre à la cave.

{On heurte encore,)

CBISPIN. Va, j'aime encore mieux faire le médecin que le pendu. Parbleu, atteus, si tu veux, que je sois habillé ! Il faut payer d'effronterie : du moins sous cet habit je ne courray point de risque d'estre taillé ou d'estre battu. Quand je paroistray ignorant, il y a bien d'autres médecins qui le sont aussi bien que moy.

DOBINE, revenant. Tiens, mets promptement, que j'ouvre.

CBISPIN , ayant pris ta robe. Me voilà fort bien. ( Dorine ouvre ta porte, )

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