‹ Les Contemporains de ShakespeareChapitre 106 sur 250 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Entrent FRÈRE JACOMO et FRÈRE RERNARDIN^.

Jacomo.

Frère, frère, toutes les nonnes sont malades, la science n'y peut rien 1 C'est la mort inévitable 1 Bernardin.

L'abbesse m'envoie chercher pour que je la confesse, ce sera une triste confession!

Jacomo.

La belle Maria m'envoie également chercher. Je cours à la cellule qui est à deux pas.

{Il sort).

, {Entre ABIGÀIL).

Bernardin.

Quoi! Toutes mortes, sauf Abigaïl.

Abigaïl.

Je n'y résisterai pas, car je sens venir la mort. Où est le frère qui s'est entretenu avec moi ?

Bernardin.

Il est allé visiter les autres sœurs.

Abigaïl.

Je l'avais envoyé chercher, mais puisque vous voilà, soyez mon père spirituel. Sachez d'abord que dans cette maison je vivais religieusement, chaste, dévote, pleurant sur mes péchés. Mais avant ma venue...

Bernardin.

Avant votre venue?...

Abigaïl.

J'ai si gravement offensé le ciel que je désespère de pouvoir jamais laver mes fautes. Une d'entre elles me tourmente plus que toutes les autres. Avez-vous connu Mathias et Don Lodowick?

Bernardin.

Oui. Pourquoi?

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