‹ Les Contemporains de ShakespeareChapitre 125 sur 250 · La scène est dans la maison au Conseil · texte numérisé non relu

La scène est dans la maison au Conseil

Barabas.

J'avancerai seul, chiens ! Ne me bousculez pasi

Ithamore.

Moi non plus ! Je ne peux pas vous suivre... 0 mop

ventre !

Barabas, à part.

Un grain de poudre en plus et j'étais sauvé!

Fernezé.

Allumez les feux, chauffez les fers, et qu'on aille me chercher la roue !

Premier Chevalier.

Attendez, monseigneur. Peut-être va-t-il se confesser.

Barabas.

Confesser? Que voulez-vous dire? Qui se confesserait?

Ferneze.

Toi et le Turc. Tu es l'assassin de mon fils.

Ithamore.

J'avoue le crime, monseigneur. Votre fils et Mathias étaient tous deux engagés envers Abigaïl, Barabas a imaginé un faux défi.

Barabas.

Qui l'a porté î

Ithamore.

Moi, je l'avoue. Mais qui l'a écrit? Lui qui, de plus, a étranglé Bernardin, empoisonné les nonnes et sa propre—^ fille.

Ferneze.

Qu'on l'éloigné. Sa vue me ferait mourir!

Gens de Malte, écoutez-moi. Cette femme est une courtisane, cet homme un voleur, le troisième mon esclave. Rendez-moi justice avant de me prendre la vie. Ferneze.

Ecartez-le de mes yeux ! On vous fera justice.

Barabas, à part.

Tant pis pour vous, démons ! Je vivrai malgré vous. Leurs âmes paieront leur indiscrétion, car j'espère que l'effet des fleurs empoisonnées ne tardera pas a se produire 1

{Sortent les Officiers, Barabas, Ithamore, Bellamira et

Pilia-Borsa).

{Entre KATHERINE).

Katherine.

Quoi l Mathias assassiné par le Juif! Fernez», c'est ton fils qui a tué le mien !

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