ACTE V, SCÈNE II
Ferneze.
Patience ! Le coupable est bien le Juif, l'initiateur du défi qui leur a mis les armes aux mains ! Katherine.
Où est le Juif? Où est ce meurtrier?
Ferneze.
En prison, en attendant qu'on le juge.
{Rentre le PREMIER OFFICIER).
Premier Officier.
Monseigneur, la courtisane et son complice sont morts, ainsi que le Turc et Barabas.
Ferneze.
Mort!
Premier Officier.
Mort, monseigneur. On apporte son corps.
Bosco.
Voilà une mort soudaine bien étrange !
(Rentrent les OFFICIERS portant le corps de BA- RABAS).
Ferneze.
Ne vous étonnez pas outre mesure, le ciel est juste. Leurs morts auront ressemblé à leurs' vies. N'y pensons plus. Qu'on les enterre. Quant au corps du Juif, qu'on le jette par-dessus les murailles, il servira de pâture aux vautours et aux bêtes sauvages. Maintenant, en avant, et songeons à fortifier la ville !
{Ils sortent, abandonnant Barabas).