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SCÈNE III

Sonnerie d'alarme au dehors.

Entrent CALYMATH, DES PACHAS, DES TURCS et BARABAS, AVEC FERNEZE et DES CHEVALIERS

prisonniers *.

Calymath.

Rabaissez votre orgueil, Clirétiens prisonniers, et agenouillez-vous pour demander merci à voLre ennemi vainqueur. Où est l'espérance que vous mettiez en l'Espagnol hautain? Parle, Ferneze. N'eût-il pas mieux valu que tu tinsses ta promesse, au lieu de te laisser surprendre de la sorte ?

Ferneze.

Que puis-je répondre? Nous sommes captifs et n'avons plus qu'à baisser la tête.

CaLYMAT!!.

Oui, mécréants! Inclinez-vous sous le joug turc et supportez le fardeau de nos colères. Barabas, suivant notre engagement nous te nommons gouverneur. Ces captifs t'appartiennent.

Barabas.

Merci, monseigneur.

Ferneze.

0 jour fatal! Tomber entre les mains d'un traître et d'un Juif profane ! Quelle humiliation plus grande pourrait infliger le ciel ?

Calymath.

Telle est notre volonté. Barabas, pour garder ta personne, nous meltons ces janissaires à ta disposition. Traiteles bien, comme nous t'avons bien traité nous-mêmes. Maintenant, braves pachas, venez. Nous allons parcourir la ville en ruines et juger des dégâts. Au revoir, brave Juif. A bientôt, grand Barabas.

Que toutes les chances escortent Calymath !

{SorteiU Calymath et les Pachas).

Maintenant, pour notre sûreté, que l'on conduise en pri-

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