‹ Les Contemporains de ShakespeareChapitre 131 sur 250 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

Entrent CALYMATH et DES PACHAS.

Galymàth.

Nous avons visité l'île, assisté au pillage, constaté les dégâts de nos bombardes et de nos canons. À présent je me rends compte de la situation; je vois comment s'assurer la conquête de cette place située au milieu de la Méditerranée, entourée d'autres petites îles pouvant la défendre; sans compter Calabria, soutenue par la Sicile où régna Denis de Syracuse, et les deux superbes tours qui commandent la ville. Je me demande comment nous avons pu nous en rendre maîtres.

{Entre UN MESSAGER).

Le Messager.

De la part de Barabas, gouverneur de Malle, j'apporte un message au puissant Calymatb. Ayant entendu dire que Sa Souveraineté allait reprendre la mer pour faire voile vers la Turquie, Barabas supplie humblement Votre Majesté de vouloir bien visiter la citadelle où il habite et prendre part à un banquet avant de quitter l'île, Galymath.

Souper avec lui dans la citadelle? Je crains, messager, que fêter ma suite dans une ville de guerre nouvellement saccagée ne soit trop coûteux et trop difficile. Enrevancbt je rendrai visite à Barabas qui a bien mérité de nous. Le Messager.

Selim, à ce propos, le gouA'erbeur possède une perle si grosse, si précieuse, d'un tel orient, qu'elle représente une somme suffisante pour entretenir vous et vos soldats pendant un mois. Il supplie donc humblement Votre Grandeur de ne pas partir avant de souper avec lui. Galymath.

Comment banqueter a\ec mes hommes dans les murs de Malte à moins qu'il ne dispose des tables en plein air? Le Messager.

Il existe un monastère en dehors de la ville. C'est là

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