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ACTE III, SCÈNE I

FiRK.

Moi, une paire pour Sybil, la servante de mon Lord. J'entretiens des relations avec elle.

EVRE.

Sybil? Fi! Ne salis pas tes doigts habiles aux pieds d'une graisse de cuisine, d'une cuillère à arroser le rôti. Il n'y a que les dames de la cour, les belles dames, qui doivent nous confier leurs pieds. Laisse les gros ouvrages à Hans.

HODGE

Maître, tout ceci demeure étranger à la question. Vous souvenez-vous du bateau dont vous a parlé mon camarade Hans? Le patron du susdit et lui ont bu au Cygne. Voici les portugaises. Si vous menez les choses à bonne fin, vous deviendrez un lord.

FlRK.

Patronne, si mon maître ne devient pas un lord et vous une lady, je veux être pendu!

Margery.

Surtout si vous musez et buvez ainsi I

FiRK.

Boire, maîtresse? Non. Nous avons été au marché avec Skellum Skanderbag'.

{Entre L'ENFANT avec un habit de velours et une robe d'aîderman dont s'habille Eyre).

Etre.

Paix, Firk! Silence, moulin à paroles! Hodge, voici une bague à cachet. J'ai envoyé chercher une robe ornée de galons et une casaque damasquinée. Regardez si on les apporte. Aie l'œil, Maggy. Aide-moi, Hodge. Soie et satin, mes joyeux Philistins, soie et satin!

Firk.

Oh! oh! oh! Mon maître sera aussi fier qu'un chien vêtu d'un pourpoint avec son damasquinage et son velours!

Eyre.

Doucement, Firk! Comment me trouves-tu? Quel air ai-je, Hodge?

Hodge.

Vous ressemblez à vous-même, maître. Je vous avertis

qu'il y en a peu dans la ville qui ne vous céderaient le

pavé, et seraient capables de se montrer aussi imposants.

Firk.

Mon maître ressemble à un habit usé, nouvellement re-

1. Skanderbag, ou Scander Beg, un héros albanais qui délivra son pays du joug des Turcs.

tourné et apprêté. Seigneur, quel bon vêtement! Maîtresse, n'en perdez-vous pas la tête?

Eyre.

Qu'est-ce que tu dis, Maggy? Je ne suis pas superbe?

Margery.

Superbe I Tout à fait superbe, mon doux cœuri Je ne t'ai jamais tant aimé, doux cœur ! Mais il faut laisser pisser le mouton. Je garantis que dans la ville peu de femmes possèdent des maris aussi beaux, seulement quant à leur habillement, laissons pisser le mouton!

{Rentrent HANS et LE PATRON).

H AXS.

Godden day, mester. Dis be de skipper dat heb de skip van m irchandice ; de commodity ben good; nempt it, master nempt itK

Etre.

Grand merci, Hans. Soyez le bienvenu, patron. Où est amarré ton bateau de marchandises?

Le Patron.

De skip ben in révère; dor be van sugar, cyvet, almonds, cambrick, and a toiosand towsand tings, gotz sacrament ; nempt it mester : ye salheb good copeti^.

; FiRK.

Ne le lâchez pas, maître! 0 doux maître! 0 douces marchandises! Des prunes, des amandes, du sucre candi, des racines de carottes ! Tous mets qui engraissent! Que, sauf vous, pas un homme n'achète une muscade ! Eyre.

Paix, Firk! Venez, patron, je vais à bord avec vous. Hans, lui avez-vous donné à boire?

Le Patron.

Yaio, yaw, ic heb veale gedrunck^.

Eyre.

Venez, Hans. Suivez-moi. Patron, je te recommanderai dans la ville.

[Ils sortent).

Firk.

Yaw, heb veale gedrunck, a-t-il dit. On peut les appeler des boîtes à beurre puisqu'ils emmagasinent du veau gras et de la bière épaisse. Venez, maîtresse, j'espère que vous ne gronderez plus.

i. Bonjour, maître. Voilà le patron du bateau de marchandises. L'occasion est bonne. Profitez-en.

2. Le bateau est amarré sur la rivière. Il renferme du sucre, de la civette, des amandes, de la batiste et mille et mille choses. Pardieu ! prenez-le, vous ferez une bonne affaire.

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