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ACTE III, SCÈNE I

dant à l'amitié qui le porte vers Hans, offre à mon maître Eyre un marché avantageux. On lui donnera des facilités de payement. Il peut acheter les marchandises maintenant, et y gagner beaucoup.

FiRK.

Oui, mais, mon camarade Hans peut-il prêter à mon maître vingt porpentines aussi aisément qu'un simple penny t

HODGE

Tu veux dire vingt portugaises? Elles sont là, Firk. Ecoute, elles résonnent dans ma poche, comme les cloches de Saint-Mary Overy.

{Entrent EYRE et MARGERY).

Firk.

Chut ! Voici la patronne et mon maître. Elle va gronder de nous voir flâner un lundi. Mais qu'importe ! Laisse-les dire ce qu'ils voudront, le lundi est jour de congé. Margery.

Vous chantez. Sir Sauce, mais vous me le paierez ! 11 pourra vous en cuire pour cette chanson I Firk Pourquoi, maîtresse?

HODGE

Maître, j'espère que vous ne souffrirez pas que ma maîtresse humilie vos ouvriers?

Firk.

Si elle m'humilie, je la relèverai I Et puis je l'humilierai aussi d'une boutonnière plus bas!

Eyre.

Paix, Firk! Par la vie de Pharaon, par le lord de Ludsate, par cette barbe, dont chaque poil vaut la rançon d'un roi, elle ne se mêlera pas de vos affaires! Paix, [ mauvaise mèche à huile ! Arrière, reine des massues ! Ne querellez ni moi ni mes hommes, ni moi ni mon cher Firk. Autrement je vous corrigerai' !

Margery.

Vous pouvez en user avec moi comme il vous plaira. Laissons pisser le mouton.

Eyre.

Paix ! Ne suis-je plus Simon Eyre ? Ces braves gens ne sont-ils plus mes ouvriers, d'habiles cordonniers, des gentlemen du métier? Je ne suis pas un prince, mais pourtant de noble naissance, puisque je descends d'un cordonnier. Arrière, masse informe ! ÎDisparaissez, laitance ! Graisse de cuisine !

1. L'auteur joue avec le nom de Firh et le verbe to firh (corriger) .

Margery.

Allez toujours ! Etre appelée laitance et graisse de cuisine pour de tels coquins!

FiRK.

Maîtresse, vous ne pleurerez ni ne maudirez pas plus longtemps à cause de moi ! Maître, je ne veux plus demeurer ici ! Voici un inventaire de mes instruments de travail. Adieu, maître ! Au revoir, Hodge.

HODGE

Demeure, Firk. Tu ne partiras pas seul I

Margery.

Laissez-les partir. Il y a d'autres s ervantes que Mawkin, d'autres ouvriers que Hodge et d'autr es fous que Firk. Firk.

D'autres fous ? Si je reste ici maintenant, je veux que mon empois devienne du lacet de soulier I

HoDGE.

Si je ne m'en vais pas, je prie Dieu de me changer en Turc, et de m'envoyer à Finsbury pour y servir de but'... Viens, FirkI

Eyre.

Arrêtez, mes braves compagnons, mes bras pour le travail, vous les piliers de ma profession ! Quoi ! des bavardages vous feraient abandonner Simon Eyre! — Arrière! Graine de cuisine! Tannikin pain-bis que je ne vous voie plus! Ne m'irritez pas plus longtemps! Nevousai-je pas connue vendant des tripes dans Eastcheap? Ne vous ai-je pas fait asseoir dans ma boutique? Ne vous ai-je pas faite la compagne de Simon Eyre, le cordonnier? Et c'est ainsi que vous en usez avec mes ouvriers? Arrière, sac à boyaux! Petit, va dire au tireur de bière de la Tête de Sanglier de me remplir une douzaine de brocs pour mes hommes 1 Firk.

Une douzaine de brocs! Oh! le brave patron! Hodge» maintenant je ne m'en vais plus.

EïRE, bas à l'enfant.

Si le tireur en remplit plus de deux, je mets les autres

à son compte. {Haut). Une douzaine de brocs pour mes

ouvriers! (L'enfant sort). Mésopotamiens insensés, vous

vous en laverez les foies! Quel travail achèves-tu, Hodge ?

Hodge.

Une paire de souliers pour la fille du lord-maire, mis tress Rose.

1. Finsbury était un centre où l'on s'exerçait au tir à l'arc.

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