SCENE V
Une chambre à Old Ford.
Entrent SIR ROGER, ROSE, EYRE, MARGERY, SYBIL BT D'AUTRES SERVANTES.
Sir Roger.
Soyez les bienvenus à Old Ford.
M.VRGERY.
Je remercie Votre Seigneurie.
Sir Roger.
Puisse notre mauvais repas mériter les remerciements que vous me prodiguez !
Etre.
Un repas excellent, mon lord-maire, admirable! Une admirable maison, d'admirables murs, tout admirable et propre !
Sm Roger.
Sur ma foi, master Eyre, je suis enchanté, ainsi que tout mon entourage, qu'un homme aussi gai que vous soit entré dans notre société.
Margery.
A présent, milord, nous prendrons ine physionomie grave.
Etre.
Paix, Maggy! La figue pour votre gravité ! Quand j'irai au Guildhall dans ma robe écarlate, je serai aussi grave qu'un saint, je parlerai aussi gravement qu'un juge de
fiaix; mais, à cette heure, à Old Ford, chez mon excellent ord-maire, j'entends rester joyeux! Arrière le tralala! Que dis-tu, douce amie? Je ne suis pas un prince, mais je suis né princièrement. Qu'en pense mon lord-maire? Sir Roger.
Ahf ah! ah! Je donnerais mille livres pour posséder un cœur de moitié aussi léger que le vôtre ! Etre.
Que voulez-vous, milord ! Une livre de souci ne paie pas une drachme de dette. Rions donc, tandis que nous sommes Jeunes!
Sir Roger.
Bravo ! Mistress Eyre, je vous en prie, donnez un bon conseil à ma fille.
Margery.
J'espère que mistress Rose ne fait rien de mal?
Sir Roger.
Je voudrais qu'il en fût ainsi! Sur ma foi, mistress Eyre, j'ajouterais mille marks à la dot de cette enfant maussade pour qu'elle se laissât guider par moi. La guenon ne cesse de me contrarier. Dernièrement un gentleman bien rente et que j'aurais volontiers appelé mon gendre vient ici. La coquine n'a rien voulu savoir. Il lui faut un homme de cour !
Etre.
Laisse-toi conduire, chère Rose. Tu es mûre pour un mari. N'épouse pas un homme n'ayant pas plus de poils