SCENE II
Londres. Une rue devant la boutique de Hodge.
HODGE A SON ÉTABLI. RALPH, FIRK, HANS ET UN APPRENTI AU travail.
Tous.
Travaillons ! travaillons !
Bien dit, mes cœurs. Travaillons aujourd'hui, nous nous reposerons demain. Travaillons pêle-mêle, pour devenir lord-maire ou alderman un jour.
FiRK.
Travaillons !
Hodge.
Bien dit ! Alors, Hans, Firk ne travaille pas ?
246 LE xAIARDI GRAS DU CORDONNIER
H AXS,
Yaw, master
FiRK.
Ma cornemuse dessèche ce matin faute de l'humecter. Haxs.
Forward, Firk, tow best un jolbj yonster. Hort, I, mester, ic bid yo, eut ine un pair vampres vor Mester Jeffre's boots *.
HODGE
Bien.
FiRK.
Master I
HODGE
Quoi?
FiRK.
Puisque vous êtes en veine de couper, voulez-vous me couper une paire de pièces, autrement mon travail n'avancera pas.
HODGE
Dites-moi, messieurs, les souliers de ma cousine Priscilla sont-ils faits ?
FiRK.
Votre cousine ? Non, maître.
Ralph.
* Je suis en train d'y travailler. Elle tient à ce que nul autre que moi les confectionne.
FiRK.
Toi ? Alors ce sera un travail boiteux, et elle n'aime pas cela. Ralph, tu aurais pu me l'envoyer, je vous l'aurais corrigée, votre Priscilla ! Jamais elle ne mettra cela.
HODGE
Que dis-tu, Firk? Nous ne sommes pas joyeux à Old Ford?
Firk.
Joyeux? Quand mes fesses vont de-ci de-là comme une fondrière ! Sir Roger, mangeur d'avoine, si tous les repas étaient de cette nature, je ne mangerais plus que des puddings !
Ralph.
Notre camarade Hans a été le mieux partagé.
Firk.
En effet, mistress Rose a bu à sa santé.
I. Firk, tu es un joli jeune homme. Écoutez, maître. Je vous prie de me couper une paire de devants de bottes pour master Jeffrey.