SCÈNE II
Une rue près de l'Église de la Sainte-Foi.
Entrent HODGE, FIRK, RALPH et CINQ ou SIX CORDON- NIERS, TOUS AVEC DES GOURDINS.
HoDGE.
Viens, Ralph. Avance, Firk. Mes maîtres, vous possédez tous du bon sang de cordonnier dans les veines, vous êtes les héritiers apparents de saint Hugh, les bienfaiteurs perpétuels de tous les braves compagnons, donc il ne vous arrivera pas de mal. Hammon, serait-il roi, ne pénétrera pas chez toi, Ralph, sans ta permission. Maintenant, dismoi, es-tu bien sûr que ce soit ta femme? Ralph.
Comme je suis sûr que voilà Firk, Ce matin, tandis que je lui essayais ses souliers, je la regardais, elle me regardait, et, soupirant, me demandait si j'avais jamais connu un nommé Ralph. « Oui», répondis-je. « Par l'amour de lui, continua-t-elle les yeux remplis de larmes, puisque tu lui ressembles, prends cette pièce d'or ». Je l'ai prise. Ma jambe estropiée et mon voyage sur mer me rendaient méconnaissable. Tout prouve qu'elle m'appartient. Firk.
Elle t'a donné cet or? 0 glorieux or étincelanti Evidemment elle est bien ta femme, t'appartient et t'aime. Pour qu'une femme donne de l'or à un homme, il faut qu'elle ait de lui meilleure opinion que de ceux à qui elle ne donnerait que de l'argent. Quant à ce qui concerne Hammon, ni Hammon ni le bourreau ne te feront de mal à Londres. Notre vieux maître Eyre n'esUl pas lord-maire ? N'estrce pas, mes cœurs ?
Tous.
Oui, oui et Hammon saura ce qu'il va lui en coûter! (Entrent HAMMON, SON SERVITEUR, JANE et leur suite).
HODGE
Paix, les Toici qui viennent !
Ralph.
Tenez-vous immobiles, mes cœurs! Firk, laisse-moi parler le premier.