‹ Les Contemporains de ShakespeareChapitre 223 sur 250 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Une chambre dtns la maison de Joyce.

Entrent HOARD et JOYCE.

HOARD.

Ma chère Joyce, je t'en prie, prends soin de ma maison. Je te la confie entièremenl. Maintenant écoute une confidence qui te fera songer : je t'ai trouvé un mari. Tu peux t'en rapporter à moi. J'ai toujours eu la main heureuse quand il s'agit de choisir une femme ou un époux. C'est un don que je possède.

{Il sort).

Joyce.

Comment me réjouirais-je de son choix, quand le neveu de son pire ennemi est celui que j'aime? Hélas! Pourquoi me flatter d'un pareil amour, quand je sais qu'il néglige la plus pure des affections pour le litd'une veuve. Est-ce possible ou le bruit qui court serait-il faux? [Entre GEORGE).

Eh bien, monsieur?

George.

Une lettre particulièrement recommandée.

Joyce.

Je vous remercie.

[Sort George).

Je connais cette écriture (Lisant): « 0 vous qui m'êtes plus chère que la vie, n'accordez aucune créance aux nouvelles que l'on répand sur mon compte; je les démentirai bientôt. Gardez-moi votre constance. Je suis toujours celui qui vous aime et j'espère que vous me payez de retour Théodorus Witgood ». Je le crois! Ni la crainte ni le doute ne viendront désormais troubler mon amour !

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