ACTE III, SCÈNE III
HOARD.
Chut!
Le Gabçon.
Au haut des escaliers, messieurs.
HoARD.
Chut! garçon?
Le Gabçon.
Voilà, monsieur.
HoARD.
Demande au bar si on n'a pas vu une dame de qualité?
Le Garçon.
William, avez-vous vu une dame de qualité au bar? Répondez oui ou non
William, à la cantonade.
Nous n'avons pas vu d'autre dame de qualité que mistress Florence ?
Le Garçon.
Il dit n'avoir pas vu d'autre dame de qualité que mistress Florence.
Hoard.
Quelle est cette Florence ? Une veuve?
Le Garçon.
Allemande'.
Hoard.
Hein ?
Le Garçon.
Une coquine anglaise. J'ai l'honneur de vous saluer.
[li sort).
Hoard.
Un joyeux drôle, par ma foi! Je me souviendrai de la veuve allemande toute ma vie !
C'est mon adresse qui a persuadé la veuve!
Deuxième Gentleman.
Excusez-moi, maître Hoard sait ce que j'ai fait pour lui.
Hoard.
Qu'est-ce à dire, messieurs?
Deuxième Gentleman.
Il prétend que seul son artifice a gagné la cause.
Hoard.
Vous vous y êtes employés tous les deux et je vous en remercie.
Premier Gentleman.
Le premier j'ai su la convaincre.
l. On appelait les prostituées des veuves allemandes.
HOARD,
En effet.
Deuxième Gentleman. Grâce à mon entremise...
HOARD.
Il a raison.
Troisième Gentleman.
Je me vante d'avoir uni leurs mains.
EOARD-
Par la messe, jû n'y puis contredire. Considérez-moi tous commo votre débiteur, messieurs, et cessez toutes ces contestations !
Venez e: choisiseêz la raeilli,'ure chambre.
HOAKU.
Près do cette porte.
{Ils sortent).
{Bniren! WITGOOD, LA COURTISAAE, L'HOTELIER et LE GARÇON DE CABARET;.
Le Garçon.
Vous êtes les bienvenus. Veuillez avoir l'obligeance de monter l'escalier.
La Courtisane.
Monter l'escalier? Je me sens trop fatiguée!
WlTGOOD.
Asseyez-vous et que l'on nous serve une coupe de muscat.
Le Garçon.
Une coupe de muscat? Je vais vous en tirer et du meilleviT. .^
WlTGOOD.
N'entends-tu pas, maroufle?
Le Garçon.
Vous avez appelé, monsieur?
WlTGOOD.
Qu'y a-t-il à dîner ?
Le Garçon.
Je ne saurais le dire exactement. Mais si vous voulez bien aller à la cuisine, vous vous en rendrez compte par vous-même. Beaucoup de gentilshommes en usent ainsi, je vous assure.
Un drôle de valet et un fieffé coquin qui sait son rôle par cœur.
WlTGOOD.
Si vous buvez à ma santé, je vous ferai raison.
AiCTE ill, SCiiNE m 3i7
La CoiRTrsANE.
Je m'en rapporte à vous et vous remercie;
{Sort Witgood).
Hélas! Quel oubli!
L^HOTELIBR.
De quoi s'agit-il, maîtresse?
La Courtisane.
J'ai ffuitté ma bague pour me laver les mains et l'ai laissée chez moi. Gourez vite la chercher, je meurs d'inquiétude.
{Sort l'Hôtelier).
11 est parti! Garçon!
{EntreUN AUTRE GAKCON).
Le Deuxième Garçon.
Voilà!
La Courtisane.
Va t'informer bien doucement si un certain ri.;aster Hoard, un vieux gentleman, rôde autour de la mai&on. Le Deuxième Garçon.
J'ai entendu parler d'un horAme de ce nom,
La Courtisane.
Salue-le de ma part.
{Rentrent HOARD et LES GENTLEMEN). HoARi), au deuxième garçon.
J'accepte tes compliments.
La Couktisane.
Vous arrivez à temps! Dirigeons-nous du côté du bateau.
HOARO.
Voilà comment se venge un homme habile ! A deux contre un!
{Us sortent).
{Rentrent WITGOOD et LE CABARETIER).
Witgood.
Je vous prie, monsieur, d'employer tout votre zèle. Mon oncle va venir avec des gentlemen, ses amia, à propos d'un mariage.
Le CaB ARETIER^
Je ferai toutes les recommandations nécessaires. Ne pourrais-je pas la A'oir ?
Witgood.
Qui? La veuve? Volontiers, je vous présenterai à elle.
Le Cabaretiek.
Si elle est du Siaifforâshire» il y a des chances pour que je la connaisse.
Witgood.
Garçon !
'{Rentre LE DEUXIÈME GARÇON).
Le Deuxième Garçon.
Vous avez appelé ?
WriGOOD.
La jeune dame est montée ?
Le Deuxième Garçon. Elle est partie.
WlTGOOD.