SCÈNE IL
Une chambre dans la maison de Lucre
Entrent LUCRE, DES GENTLEMEN, L'HOTELIER, ET FREEDOM.
Lucre.
Mon beau-fils, Sam Freedom, où est mon neveu ?
Freeuom.
Il se lamente, mon père !
LucftE.
Gomment ?
Freedom.
Il se frappe la poitrine comme un joueur qui, son pourpoint perdu aux dés, ne garderait que sa chemise ! Lucre.
Hélas, pauvre garçon !
Freedom.
Par une nuit tranquille, on entendrait ses soupirs de , notre maison de Highgate !
Lucre.
Je t'en prie, envoie-le chercher ?
Freei OM.
Vous me commanderiez chose plus difficile, je n'hésiterais pas à l'accomplir, en reconnaissance de ce que vous avez épousé ma mère.
{Il sort).
Lucre.
Mes chers amis, distrayez-le, je vais chercher ce qui lui appartient et reviens de suite !
Nous ferons pour le mieux.
{Entre WITGOOD). {Sort Lucre).
Deuxième Gentleman.
Eh bien ! master Witgood ! Fi ! Vous êtes un savant, un
tiomme intelligent, et vous vous abandonnez au désespoir?
Premier Gentleman.
Allons, du cœur!
Witgood.
Ah ! Messieurs !...
Deuxième Gentleman.
Vous me chagrinez à soupirer ainsi. Neuf veuves de la sorte ne mériteraient pas de tels regrets.
WiTGOon.
Être traité de la façon par ce débauché de Hoaid!
PREvitER Gentleman.
Il voulait se venger de votre oncle ! Maintenant reprenez courage.
WlTGOOD.
Je vous supplie, messieurs...
Deuxième Gentleman.
Consolez-vous, tout n'est pas perdu I
WlTGOOD.
Ce serait trop beau pour que j'ose l'espérer I {Reîitre LUCRE).
Allons garçon ! Comme te voilà changé ! reprends tes couleurs. Elle vient.
WlTGOOD.
Ce qui m'attriste le plus, c'est de penser qu'en agissant ainsi lui, votre ennemi, il a surtout obéi à la haine qu'il vous porte !
Llt.re.
J'en deviens également fou! Je dépenserai toute ma fortune avant qu'il ne possède la veuve, uniquement pour eette raison. [Lui reme tant un papier). Neveu, devant nos chers amis, je vous restitue vos biens, suivant ma promesse à la veuve. Tout est en ordre. Montrez-vous raisonnable. Vous voilà une fois de plus en possession de votre fortune. La veuve se rendra compte, maintenant, si vous êtes aussi misérable qu'on le suppose. Vous rapporterez huit cents livres par an.
Prem[er Gentleman.
Par Notre-Dame, un joli apport.
Lui:re.
Un mot encore, neveu.
Premier Gentleman, à T Hôtelier.
Maintenant, vous pouvez avertir votre maîtresse'.
Lucre.
Comme vous le voyez, tout va bien. Mon neveu, très hetrreu:^ de vous satisfaire !
WlTGOOD.
Je le crois, monsieur.
Lucre.
Mais votre conscience doit convenir que j'agissais par amitié pour vous.
Sans aucun doute.