‹ Les Contemporains de ShakespeareChapitre 240 sur 250 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

La chambre à coucher de DampiL

DAMPIT COUCHÉ, ANDREY filant près de lui, UN DOMESTIQUE.

Dampit.

Trahe, trahito, tire ces rideaux, et donne-moi quelques gtjuttes de Xérès?

ITandis qu'il boU entrent LAMPREY et SPIGHCOCK).

Lamprey.

Ne vous disais-je pas qu'il couchait comme le diable dans ses chaînes quand on l'emprisonna pour un million d'années?

Spichcock.

Le diable n'avait pas de ciel de lit. Dampit l'emporte sur lui en cela.

Lamprey.

Voyez le résultat de la boisson : il faut qu'on lui essuie la bouche avec un mouchoir!

Spighcocï.

Il est malade pour avoir trop bu !

Lamprey.

II nous épie!

Dampit.

Eh bien ! Sir Tristam, vous venez voir un homme bien faible?

Lamprey.

Si vous êtes faible de corps, vous n'en prierez qu'avec plus de ferveur. Je viens vous emprunter cent livres. Dampit.

Hélas, vous choisissez mal votre moment. Il n'en reste plus que deux mille à la maison.

Andret.

Ah ! ah ! ah !

Dampit.

Assez ! Sorcière à grimaces, pocharde pleine de concupiscence!

{Entrent SIR LANCELOT et D'AUTRES).

Sir Lancelot.

Est-ce vous que nous voyons, messieurs ? Comment ça va-t-il ?

Lamprey.

Toujours de même, la taverne lui a cassé la tête.

Sir Lancelot.

Je vais m'en amuser. Eh bien! master Dampit?

Dampit.

Sir Lancelot! Quelle joie de te voir, ta présence me réconforte !

Sir Lancelot.

On se plaint beaucoup de vous, master Dampit, parmi les bons viveurs!

Dampit.

Tant mieux! de quoi s'agil-il?

Sir Lancelot.

On prétend que vous devenez fier, au point que si un

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