‹ Les Contemporains de ShakespeareChapitre 42 sur 250 · ACTE IV SCÈiNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

ACTE IV SCÈiNE PREMIÈRE

Une rue.

Entrent SIR POLITICK WOULD-BE et PEREGRINE.

S[R POLITICK

Je vous disais bien, monsieur, qu'il s'agissait d'un complot. Voyez ce que peut l'observation! Vous m'avez prié de vous donner quelques indications, je vous conterai donc, monsieur, puisque nous nous rencontrons à Venise, certaines particularités par moi notées, seulement pour ce méridien. 11 convient de les communiquer à un voyageur ignorant. Ecoutez-moi. Je laisse de côté, monsieur, votre façon de vous exprimer et vos habits légèrement démodés...

Peregrine.

J'en ai de meilleurs.

Sir Politick.

Pardon, je discute.

Peregrine.

Continuez, je ne médirai plus de votre esprit. Sir Politick.

Votre extérieur doit demeurer grave, sérieux, réservé, fermé au verrou. Ne dévoilez vos secrets à personne, même à votre père. Ne fût-ce qu'une fable, risquez-la avec précaution. Choisissez prudemment vos relations, surveillez vos discours. Ne dites jamais la vérité... Peregrine.

ConAnent?

Sir Politick.

Surtout aux étrangers avec lesquels vous avez souvent l'occasion de discourir. Les autres, je ne veux pas les connaître, sauf à distance, et encore si l'intérêt s'en mêle. A chaque heure on vous tendra des pièges. En ce qui concerne la religion, n'en professez aucune, étonnez-vo«s plutôt d'en rencontrer tant, et, pour votre part, affirmez comme la meilleure celle du pays où on la pratique; vous

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