‹ Les Contemporains de ShakespeareChapitre 88 sur 250 · ACTE II, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE I

Abigail.

En me quittant, mon père m'a dit qu'il m'attendrait au lever du jour. Doux sommeil, quel que soit l'endroit où il demeure, dis à Morphée de lui procurer un rêve d'or ; à son réveil il rentrera en possession du trésor trouvé. Barabas.

Bueno para iodos mi ganado no era. Une étoile brille à l'est. L'étoile polaire de ma vie, si c'est Abigail. Qui est là?

Abigâïl.

Qui est là ?

Barabas.

Paix, Abigail t C'est moi.

Abigail.

Alors sois heureux.

Tu l'as ?

Barabas.

Abigail.

Yoïci. {Elle jette des sacs). Encore, encore, encore!

Barabas.

0 ma fille, mon or, ma fortune, ma félicité ! La force de mon âme ! La mort de mes ennemis I Salut au début de mon bonheur ! 0 Abigail, Abigail, que ne puis-je te posséder aussi! Mes désirs deviendraient alors pleinement satisfaits. Maintenant je vais m'occuper de te faire sortir de cette maison. Ma fille! Mon or 1 Ma beauté ! Ma bénédiction!

{Il serre les sacs contre sa poitrine). Abigail.

Père, minuit va bientôt sonner et, à cette heure, les nonnes commencent à se réveiller. Pour éviter tout soupçon, il faut nous séparer.

Barabas.

Adieu, ma joie! De mes doigts reçois le baiser que t'envoie mon âme!

( A bigàil disparaît) .

Maintenant, Phœbus, ouvre les yeux du jour! Que le corbeau fasse place à l'alouette matinale afin que je puisse m'envoler avec elle dans l'espace !

{Il sort).

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